
L’ONG Réseau pour la défense des droits humains (REDHO) alerte sur la recrudescence des cas de torture et de traitements inhumains infligés aux civils à Butembo. L’ONG accuse les factions Wazalendo d’en être les auteurs, notamment au sein des cachots illégaux qu’elles tiennent aux alentours de la ville. La semaine dernière, un civil est mort incarcéré dans un cachot tenu par un groupe Wazalendo du général autoproclamé Kilalo, à Ndando, sur la route Butembo–Lubero.
Au cours d’une interview accordée à La Voix de l’UCG, Maître Wasivinywa, coordonnateur de l’ONG REDHO, dénonce le fait que ces groupes Wazalendo se substituent parfois aux organes de la loi en se rendant justice de manière arbitraire.
« Ils disent être là pour défendre la patrie. Mais actuellement, nous sommes surpris de constater qu’ils vont jusqu’à se substituer à la police ou aux instances judiciaires. Nous condamnons fermement cette anarchie et attirons l’attention des autorités. Un compatriote en est mort, c’est vraiment dommage », explique Me Wasivinywa.
L’auditorat militaire de la garnison de Butembo s’est déjà saisi du dossier de ce civil qui se serait pendu dans un cachot des Wazalendo. Celui-ci était accusé d’adultère. Pour l’ONG REDHO, ces miliciens n’ont aucune qualité pour trancher ce type d’affaires.
Elisha Kindy
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