Nord-Kivu : la LUCHA donne 48 heures au maire de Butembo pour retirer les publicités des boissons fortement alcoolisées

Le mouvement citoyen LUCHA (Lutte pour le Changement) a donné un ultimatum de 48 heures au maire de la ville de Butembo pour ordonner le retrait immédiat des affiches publicitaires des boissons fortement alcoolisées installées le long des artères principales et secondaires de la ville.
Cette exigence figure dans un mémorandum lu et déposé ce jeudi 6 octobre 2025 auprès du représentant du maire, à l’issue d’une marche pacifique partie du rond-point Takenga jusqu’à la mairie, en passant par le centre-ville.
Selon Jonathan Akilimali, membre de la LUCHA et lecteur du mémorandum, cette action vise à dénoncer la prolifération des entreprises de production, d’importation et de vente de boissons fortement alcoolisées, responsables de nombreux décès et problèmes sociaux, notamment chez les jeunes.
Le mouvement accuse certaines entreprises de ne pas respecter les normes de fabrication, notamment en emballant des produits de moins de 350 ml, et d’utiliser des emballages plastiques nuisibles à l’environnement. Sont cités, entre autres, les produits Kingdom Gin, Buffalo, ainsi que des liqueurs telles que Bishop et Ria.
Contrairement à la loi n°18/002 du 18 avril 2018, qui interdit l’affichage publicitaire des boissons alcoolisées le long des routes, des vérifications ont montré que le taux d’alcool indiqué sur certaines étiquettes n’est pas conforme à la réalité. À ce sujet, les entreprises PREMIDIS, AFROAMERICAIN et TRIOPHAL et ALPHA sont pointées du doigt pour surestimer le taux d’alcool et contribuer à la destruction de la jeunesse.
La LUCHA n’exige donc que le maire :
• Ordonne le retrait immédiat des affiches publicitaires des boissons alcoolisées sur les artères publiques.
• Procède à la fermeture des usines qui fonctionnent en violation de la loi.
• Réglemente les heures de consommation des boissons alcoolisées, en respectant les normes qualitatives et quantitatives.
Si aucune mesure n’est prise dans les 48 heures, la LUCHA se réserve le droit de retirer elle-même ces affiches. Le mouvement appelle également à la fermeture des kiosques illégaux et à une application stricte de la loi pour protéger les jeunes et l’environnement.
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