Nord-Kivu : deux organisations féminines dénoncent les contradictions qui affaiblissent les plaidoyers pour la paix

En marge de la célébration de la journée de lutte contre le terrorisme, l’ASBL Femmes Fondatrices, Résilientes et Tenaces (FORTE), un regroupement de femmes victimes du terrorisme ADF à Butembo, en collaboration avec la Dynamique des Femmes pour la Bonne Gouvernance (DYFEGOU), appelle les fils et filles de la région occupant diverses responsabilités à mettre fin aux contradictions et aux discours qui affaiblissent les plaidoyers pour la paix.
Dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 septembre, les deux structures condamnent avec la plus grande fermeté la poursuite des massacres de civils perpétrés dans les territoires de Beni et Lubero, ainsi qu’en province de l’Ituri.
Elles déplorent une couverture médiatique insuffisante et biaisée, réduisant la portée des massacres et alimentant la confusion dans l’opinion publique, nationale et internationale. De plus, ces organisations dénoncent ce qu’elles qualifient de communications maladroites de certains responsables politiques, qui instrumentalisent les massacres pour défendre des intérêts financiers, allant jusqu’à réduire la complexité des causes à des clichés économiques (comme la culture du cacao), alors que les origines de cette tragédie dépassent largement ces arguments simplistes.
Ainsi, la FORTE et la DYFEGOU appellent les autorités nationales et provinciales à se mobiliser immédiatement pour une solution urgente et définitive. « À défaut, le peuple sera contraint de se prendre en charge et de considérer ses dirigeants comme indifférents au sang versé », préviennent ces organisations de femmes.
Elles demandent également aux communautés locales de rester unies et organisées autour de leurs leaders communautaires courageux et patriotes, afin de développer des stratégies d’autoprotection et de résistance citoyenne.
Jackson Sivulyamwenge
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