Sécurité

Nord-Kivu : face aux abus des Wazalendo, Chafi Musitu appelle l’État à reprendre le contrôle pour éviter la somalisation de la zone

Les Wazalendo constituent une menace croissante pour la sécurité de la ville de Butembo et de ses environs. Ces combattants, se réclamant résistants face à l’insécurité, sont de plus en plus pointés du doigt comme étant à l’origine de nombreuses exactions et d’une situation sécuritaire alarmante dans la région. Leur démantèlement devient une priorité urgente pour éviter une « somalisation » de la région, où l’anarchie pourrait prendre racine.

Le député provincial Chafi Musitu a lancé un appel ferme à cet effet, en dénonçant des violations graves des droits humains attribuées à des groupes présumés Wazalendo. Selon lui, l’intervention de l’État est indispensable pour neutraliser ces fauteurs de troubles et restaurer l’ordre public.

Depuis le week-end dernier, des actes d’une violence inouïe ont secoué la population. À Vuhesi, un homme a été brûlé vif par des membres présumés d’un groupe affilié aux Wazalendo. Dans le même temps, un autre citoyen a succombé suite aux tortures infligées par le groupe Banabateseka, qui opère dans la partie nord de Butembo. Plus grave encore, une petite fille de quatre ans a été victime d’un viol perpétré par un présumé muzalendo. Ces actes, d’une barbarie sans nom, illustrent la dégradation continue de la situation sécuritaire dans la région.

Chafi Musitu a fermement condamné ces dérives, soulignant que la dynamique Wazalendo, à défaut de mesures d’encadrement strictes et efficaces, constitue un véritable danger pour la paix et la sécurité. Il appelle l’autorité étatique à se ressaisir et à reprendre le contrôle.

« Les Wazalendo, qui sont aux alentours de la ville de Butembo et même dans la ville, causent des dégâts. Pas plus tard qu’hier, on a enregistré encore un mort. Pour Shafi Musitu, l’intervention de l’État est indispensable pour neutraliser les fauteurs de troubles qui se cachent sous l’étiquette des résistants Wazalendo, mais dont les actions montrent un mépris flagrant des droits humains. »

De son côté, Monsieur Assa Mahamba, coordonnateur de la Synergie Wazalendo, Front Nord, a admis lors d’un échange avec la presse ce lundi l’existence de cas de dérapages au sein de certains groupes se réclamant Wazalendo. Toutefois, il a plaidé pour une distinction entre les « authentiques résistants » et ceux qu’il qualifie de fauteurs de troubles infiltrés. « Il est important de ne pas généraliser. Il y a des éléments incontrôlés qui ternissent l’image de notre mouvement. Nous sommes ouverts à collaborer avec les autorités pour résoudre ces problèmes et garantir que les Wazalendo restent fidèles à leur mission première : défendre la population, » a-t-il expliqué.

Dans un contexte où la population de Butembo et ses environs vit dans la peur, les appels à une intervention rapide des autorités se multiplient. La société civile insiste également sur la nécessité d’une solution durable pour garantir la justice, protéger les droits humains et rétablir un climat de paix dans la région.

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