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Nord-Kivu : les défis qui attendent les élus provinciaux vus par le Professeur Politologue Siviri Chico

Organiser les élections régulièrement aura certainement  pour résultat d’avoir une vraie élite électorale qui sera en mesure de relever les défis de la population congolaise en général et du Nord-Kivu, en particulier.  Le professeur Siviri Chico, en le disant  prends pour preuves, la jeunesse des élus provinciaux de Butembo qui dénote de l’aspiration du peuple et de la sanction des précédents. Néanmoins plus d’un défis les attends note  le politologue dont l’Etat de siège, qui ne sert jusque-là en rien. Hervé Mukulu nous résume l’entretien nous accordé par le professeur Siviri Chico, enseignent en sciences  sociales, politiques  et administratives à l’Université Catholique du Graben.

Contrairement aux nationaux, les élus provinciaux de la province du Nord-Kivu et de l’Ituri ne pourront peut-être pas siéger avant la levée de l’Etat de siège. Pourtant leurs électeurs entendent beaucoup d’eux. C’est le plus gros défis  que souligne le professeur Siviri Chico mais pas que celui-là. Il énumère.

« D’abord, il y a l’Etat de siège qui, pratiquement, a monté  ses limites mais qui ne veut pas prendre fin et la population attends la fin de cet Etat de siège. La population attend que ces élus participent à la solution sur l’insécurité  et le retour de la paix dans la région. La grogne sociale dans tous les secteurs. Les gens attendent beaucoup des députés, du gouvernement, de ce quinquennat, car il y a beaucoup de problèmes presque dans tous les secteurs. Vous avez surement constaté que les élections ont été comme une sanction pour ceux qui n’ont pas bien travaillé et remplacés de facto par des nouveaux qui, on espère, seront capables de booster le changement tant voulu par la population »

En tant qu’enseignant d’université, le professeur Siviri se réjouit de cet engagement des jeunes juristes et politologues à vouloir apporter des solutions aux défis de la population. Il espère qu’ils vont appliquer les acquis de leurs études. Rappelons-le, il s’agit de Maître Saïdi Balikwisha Emil de l’AVRP de Muhindo Nzangi, meilleur élu de la République avec 46 943 voix, de Maître Mbusa Nzanzu Yotama Mbenze de l’AFDC de Bahati Lukwebo, élu avec 16 128 voix, du politologue Muhindo Musitu Chafi du BUREC de Julien Paluku Kahonya, élu avec 8016 voix, et de Maître Kambale Kibakose Moïse de l’AVRP, élu avec 794 voix. Retenez que deux des quatre proclamés élus par la CENI figurent deux ressortissants de l’UCG, à savoir Chafi Musitu et Mbenze Yotama, respectivement en faculté des sciences politiques et de Droit.

Hervé Mukulu

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