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Nord-Kivu II : les inspecteurs menacent de boycotter l’évaluation des épreuves nationales de l’année scolaire 2026-2027

Les inspecteurs de l’Éducation nationale menacent de ne pas accompagner l’évaluation et le contrôle des épreuves nationales de l’année scolaire 2026-2027, dans la province éducationnelle Nord-Kivu II. Cette décision émane d’une assemblée générale extraordinaire animée ce vendredi 17 juillet 2026, dans la salle de réunion de l’Inspection principale provinciale en la ville de Butembo. Ils conditionnent leur réengagement dans l’accompagnement des épreuves au respect de leurs revendications.

Au cours de cette rencontre, les inspecteurs ont estimé avoir accompli leurs missions malgré les conditions dans lesquelles ils ont travaillé au cours de cette année scolaire. Ils affirment toutefois que plusieurs engagements pris par le gouvernement n’ont pas été respectés, notamment le paiement des frais de participation aux évaluations certificatives et d’autres prestations liées à l’organisation des examens d’État.

Kakule Kombi Samuel, porte-parole des inspecteurs réunis ce jour, regrette que le gouvernement n’ait pas réalisé ses promesses, en ne décaissant pas les fonds alloués aux inspecteurs. Ces derniers dénoncent également les retards dans le paiement de la prime de fonction spéciale, dont seule une partie des inspecteurs bénéficie à ce jour.

Plusieurs inspecteurs affirment ne pas être correctement intégrés dans la Fonction publique, une situation qui les expose, selon eux, à des interruptions de salaire et à une précarité persistante. Ils demandent leur régularisation afin de bénéficier des mêmes garanties que les autres fonctionnaires de l’État.

À l’issue des échanges, les inspecteurs préviennent qu’ils ne pourront pas accompagner toutes les épreuves nationales de l’année scolaire 2026-2027 si le gouvernement ne respecte pas ses engagements.

« Il n’y aura pas d’accompagnement de l’année scolaire 2026-2027 si le gouvernement ne répond pas favorablement à nos revendications. Rien ne marche. Il y a des pools primaires qui allaient bénéficier de six cent mille francs congolais, prévus sur le listing, mais on leur donne mille sept cent cinq francs. Les inspecteurs se demandent où est passé cet argent », ont conclu les inspecteurs dans leur déclaration finale, lue par leur porte-parole, Kakule Kombi Samuel.

Les inspecteurs ont par ailleurs dénoncé des incohérences dans la rémunération des enseignants du primaire. Ils s’interrogent sur les écarts constatés entre les montants annoncés par le gouvernement et ceux effectivement perçus par certains bénéficiaires, estimant que cette situation pénalise le bon fonctionnement du secteur éducatif.

Julienne Muhima

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