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Musienene : 15 cas confirmés d’Ebola dont 9 décès, la société civile appelle au respect des mesures barrières

Quinze cas confirmés, dont neuf décès : c’est le cumul des statistiques contenues dans le rapport du 15 juillet 2026 de la riposte contre la maladie à virus Ebola dans la zone de santé de Musienene, dans le territoire de Lubero. La société civile de la chefferie des Baswagha, contactée par La Voix de l’UCG ce vendredi 17 juillet 2026, appelle la population à l’observance des mesures barrières contre Ebola, au vu de cette hausse des cas confirmés.

Dans ce rapport de la zone de santé de Musienene, les responsables sanitaires indiquent que le cumul de 15 cas confirmés est réparti dans 5 aires de santé. Il s’agit, entre autres, de Nduko avec 8 cas, Vikindwe avec 3 cas, Ivatama avec 2 cas, Katolo avec un cas et Kyambogho avec un cas confirmé. Selon ce document, sur les 9 décès, l’aire de santé de Nduko compte à elle seule 5 morts, suivie de Vikindwe avec 2 décès. Katolo et Ivatama comptent chacune un cas.

La société civile de la chefferie des Baswagha, via son président Kambale Maboko, estime que l’engagement du gouvernement dans cette partie du territoire de Lubero reste minime dans la lutte contre la maladie à virus Ebola. D’où son vœu de voir le gouvernement congolais passer à l’action en dotant les structures sanitaires de kits de prévention contre Ebola.

« Vu l’ampleur de ces cas confirmés et le nombre de décès qui ne cesse d’augmenter chaque jour, nous appelons le gouvernement à mettre en place le mécanisme pour faire face à cette maladie à virus Ebola. Si rien n’est fait, on risque de s’attendre au pire. Parce que, nous l’avons constaté, le gouvernement semble nous oublier ; il semble oublier la zone de santé de Musienene. En effet, il n’y a aucune assistance dans ce sens pour faire face à cette maladie. Et pourtant, les cas ne cessent d’augmenter chaque jour ».

Au même moment, Kambale Maboko note qu’en attendant la mise en place des kits de lavage des mains par le gouvernement congolais, les habitants devraient se protéger contre la maladie à virus Ebola avec les moyens du bord. Cette structure citoyenne appelle également les habitants à éviter de croire aux informations qui circulent dans la communauté et qui ne proviennent pas du personnel soignant, afin de limiter les rumeurs.

« Nous appelons la population à faire face à cette maladie en appliquant les gestes barrières dans toutes leurs formes pour essayer de barrer la route à cette maladie. Mais il y a aussi la résistance communautaire qui fait suite aux intox (fausses informations). Face à cela, nous devons voir comment sensibiliser cette population pour qu’elle comprenne que la maladie existe, que la maladie tue. Si nous ne faisons pas attention, nous risquerons d’être décimés, on n’aura pas gagné quelque chose. La population semble croire que tous ceux qui vont au CTE (Centre de Traitement d’Ebola), coûte que coûte, doivent mourir ; or, ce n’est pas le cas. Alors, nous appelons la population à la vigilance ».

Il sied de signaler que, jusqu’au 15 juillet 2026, la République démocratique du Congo a enregistré 2 124 cas confirmés. Quelque 725 patients sont suivis en isolement ou hospitalisés, alors que 390 personnes sont déjà guéries d’Ebola. 828 autres personnes ont perdu la vie après avoir contracté la maladie à virus Ebola à travers le pays, indique le ministère de la Santé publique.

Glodi Mirembe

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