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Massacre de Ngadi : la société civile, forces vives du Nord-Kivu, exige de la Cour militaire des enquêtes sur la non-prise en compte des alertes

La Coordination provinciale de la Société civile Forces vives du Nord-Kivu appelle les autorités congolaises à renforcer les mesures de protection des populations, à rendre opérationnelle la Réserve armée de défense (RAD) au Nord-Kivu, et à mettre en place un mécanisme efficace de réception et de traitement des alertes sécuritaires afin de mieux prévenir les attaques contre les civils. Cet appel est contenu dans un communiqué publié le 4 juin 2026.

Dans ce document consulté par La Voix de l’UCG, la structure citoyenne accuse les forces de sécurité de n’avoir pas suffisamment pris en compte plusieurs alertes transmises par la population avant les récentes attaques attribuées aux combattants de l’ADF-MTM dans la ville et le territoire de Beni. Selon elle, l’attaque survenue dans la nuit du 30 au 31 mai dans les quartiers Ngadi, Vemba et leurs environs a fait 21 morts parmi les civils, dont cinq membres de la communauté autochtone pygmée. Quelques jours plus tard, dans la nuit du 2 juin, une nouvelle incursion à Mbau aurait coûté la vie à 16 autres civils, malgré des informations préalablement communiquées aux autorités sur la présence et les mouvements des assaillants dans la zone. La Coordination provinciale de la Société civile Forces vives du Nord-Kivu affirme que des alertes sécuritaires ainsi que des tracts annonçant une attaque imminente avaient été transmis aux autorités locales et aux responsables militaires avant ces événements.

Face à cette situation, l’organisation indique que la peur continue de gagner les habitants de plusieurs quartiers périphériques de Beni. Certains seraient contraints de quitter leurs domiciles chaque soir pour passer la nuit dans des secteurs considérés comme plus sûrs, tandis que des groupes de jeunes organisent des rondes de vigilance pour renforcer la sécurité de leurs quartiers.

La Société civile recommande également l’ouverture d’une enquête par la justice militaire afin d’établir les éventuelles responsabilités liées à la non-prise en compte des renseignements ayant précédé ces attaques.

Julienne Muhima

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