
Les prix de certains produits de première nécessité ont sensiblement augmenté sur le marché transfrontalier de Kasindi, au Nord-Kivu. Cette situation s’observe depuis la suspension des activités commerciales entre la République démocratique du Congo et celle de l’Ouganda.
À l’origine de cette situation, la fermeture de la frontière entre les deux pays à la suite de la déclaration de l’épidémie d’Ebola, le 15 Mai dernier, en Ituri, en RDC. Au cours de la même période, quelques cas positifs à Ebola avaient également notifiés en Ouganda, entrainant des restrictions décidées par les autorités ougandaises.
Ces mesures ont perturbé l’approvisionnement de plusieurs marchandises en provenance de l’Ouganda, entraînant leur raréfaction sur les marchés locaux. Il s’agit notamment du prix de la tomate qui est passé de 500 à 1 000 francs, de celui de la bouteille d’eau passé de 1 500 à 2 000 francs congolais.
Le Chef du service local de l’Économie nationale, Amos Muhasa, estime que cette hausse des prix est la conséquence logique de la réduction de l’offre des produits concernés. Il souligne, toutefois, que les prix n’ont pas encore connu une hausse généralisée.
De son côté, la Nouvelle Société Civile Congolaise affirme que les prix de certains articles importés de l’Ouganda ont parfois doublé, dénonçant des pratiques frauduleuses de la part de certains commerçant congolais.
Son coordonnateur, Blaise Mutesela, appelle les autorités compétentes, notamment le service de l’Économie nationale, à renforcer les mécanismes de contrôle et de régulation des prix afin de limiter les spéculations et protéger le pouvoir d’achat des consommateurs.
« C’est pourquoi nous sollicitons l’implication du service de l’Économie, car cette flambée de prix nous pénalise», a- t-il plaidé.
Sur place, la société civile redoute également une augmentation prochaine du prix de la viande de caprin et de bovin, dont l’approvisionnement provient essentiellement de l’Ouganda.
Jackson Muhindo & Fred Mastaki
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