
131 personnes ont été massacrées dans des attaques du groupe rebelle ADF en seulement trois semaines dans la chefferie de Babila-Babombi, dans le territoire de Mambasa en Ituri. Ces statistiques ont été communiquées ce jeudi 28 mai 2026 par Ram’s Malikidogo, coordonnateur de l’Association pour la protection et la défense des enfants et femmes vulnérables (APDEF).
Au total, 24 attaques ont été menées contre cette partie du territoire de Mambasa. Les groupements les plus touchés sont Bangole et Babila-Teturi. Outre les personnes tuées, 27 autres sont portées disparues après le passage des terroristes. De plus, 27 maisons ont été réduites en cendres et 11 motos ont été brûlées par les ADF. Le coordonnateur indique que d’autres dégâts matériels, notamment le pillage de nombreux biens, sont inestimables.
Ram’s Malikidogo regrette que certains corps gîsent encore dans les entités où les victimes ont été tuées, ces zones restant encore inaccessibles. Il appelle les autorités à traquer les ADF afin que soit stoppée cette hémorragie sécuritaire.
« 24 attaques ont été menées dans l’intervalle de trois semaines par les présumés ADF dans la chefferie de Babila-Babombi, dans lesquelles 131 personnes ont été tuées. Si nous essayons de faire la moyenne, c’est au moins six personnes par jour. C’est vraiment trop. Jusqu’à présent, il y a certains corps qui gisent encore sur le sol et qui ne sont pas encore enterrés, vu que certaines zones restent inaccessibles jusqu’à présent. Que les autorités militaires traquent l’ennemi, parce que la population a besoin de la paix ! Le gouvernement doit intervenir dans le cadre de l’assistance humanitaire pour les populations déplacées de guerre, qui n’ont plus d’abris et qui manquent de tout pour vivre. Que le gouvernement vienne en aide à cette population. De plus, il faut un encadrement psychologique pour ces enfants orphelins qui ont assisté au carnage de leurs parents ».
L’Association pour la protection et la défense des enfants et femmes vulnérables (APDEF) estime que les organisations humanitaires devraient initier des projets visant à traiter le traumatisme des enfants qui ont vu leurs parents être tués par les rebelles. Cette prise en charge est essentielle pour éviter des retombées négatives sur leur avenir.
Glodi Mirembe
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