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UCG: dans une pièce de théâtre les étudiants inscrits en sciences politiques mettent en scène les effets des décisions politiques impopulaires

« La province fictive du Rwanzori : les effets des décisions impopulaires des autorités » C’est l’intitulé d’une pièce de théâtre présentée ce mardi 21 avril par les étudiants de la Faculté des sciences politiques et administratives de l’Université Catholique du Graben (UCG). Cette conception s’inscrit dans le cadre du cours de travail administratif dans les organisations.

Le scénario met en scène une province fictive dotée d’une administration normale : un gouverneur, une assemblée provinciale, des régies financières, la société civile, les forces vives, ainsi que des mouvements citoyens et groupes de pression. La province se porte bien sur les plans social, politique et économique, avant qu’un programme impopulaire de surtaxation des activités, инициé par le gouverneur, ne soit approuvé par la majorité des représentants du peuple au parlement.

L’adoption de ce programme plonge alors la province dans un chaos, suscitant de fortes protestations de la part des groupes de pression et des mouvements citoyens. Résultat : le maire de la ville, où la mesure devait être appliquée, est contraint de fuir par crainte pour sa sécurité, son bureau est vandalisé, et le gouverneur est finalement déchu avant même la mise en application de son programme.

Pour le chef des travaux Muhindo Muhesi Reagan, enseignant chargé de ce cours pratique, cette pièce de théâtre démontre que la matière a été correctement assimilée. Il précise qu’au-delà de sa dimension pédagogique, l’exercice permet aussi d’immerger les étudiants dans les réalités sociales.

« Ils ont, en quelque sorte, assimilé les notions théoriques et su les marier aux réalités politiques de notre ville, de notre province, voire du pays », explique-t-il.

Prudence Mberekerero, étudiant en première licence à la Faculté des sciences politiques, a incarné le rôle du gouverneur déchu. Pour lui, cette pièce lui a permis de comprendre que les décisions impopulaires ne construisent pas une nation.

« J’ai compris que lorsqu’on est dirigeant, il est difficile de prendre des décisions qui plaisent à tout le monde. Mais au moins, un dirigeant doit fournir des efforts pour rechercher le juste milieu afin de mieux gérer la chose publique », témoigne-t-il.

Muhindo Kangitsi Asifiwe, qui a incarné le rôle du maire contraint de fuir face à la pression populaire, remet en question la procédure de revendication adoptée par la population. Toutefois, il affirme avoir retenu que l’intérêt du citoyen doit primer avant tout.

« Le maire n’est pas directement élu par la population, mais nommé par sa hiérarchie, pour laquelle il est chargé d’exécuter les décisions », explique-t-il.

Il s’agit de la deuxième pièce réalisée par les étudiants de la Faculté des sciences politiques de l’UCG dans le cadre du même cours.

Elisha Kindy

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