Santé : l’alcool, le tabac et drogues parmi les causes méconnues del’infertilité

Outre les causes hormonales, la consommation de drogues, l’abus d’alcool, le tabagisme, l’exposition aux pesticides ainsi que les infections génitales, chez l’homme comme chez la femme, figurent parmi les facteurs de risque moins connus de l’infertilité. C’est ce qu’a précisé à la Voix de l’UCG le docteur Kahindo Wivine, médecin en spécialisation en gynécologie aux Cliniques universitaires du Graben.
La cigarette, riche en nicotine, en monoxyde de carbone et en métaux lourds, perturbe les hormones et endommage les cellules reproductrices, ce qui réduit la qualité des ovules et des spermatozoïdes. L’alcool, à travers l’éthanol et son dérivé toxique, l’acétaldéhyde, déséquilibre les hormones, perturbe l’ovulation chez la femme et diminue la production de spermatozoïdes ainsi que la testostérone chez l’homme. Quant aux drogues comme le cannabis ou la cocaïne, elles agissent sur le cerveau et les organes reproducteurs, entraînant des troubles de l’ovulation, une baisse de la qualité du sperme et parfois des dysfonctionnements sexuels. Globalement, ces substances provoquent un stress oxydatif, dérèglent le système hormonal et altèrent l’ADN des cellules reproductrices, rendant ainsi la conception plus difficile.
Grâce à son plateau technique, les Cliniques universitaires du Graben assurent déjà la prise en charge des cas d’infertilité à travers des examens spécialisés.
« Comme nous l’avons indiqué, parmi les causes figurent les troubles hormonaux. Nous procédons donc à des dosages hormonaux, aussi bien chez la femme que chez l’homme. En plus de ces analyses, une échographie pelvienne est réalisée chez la femme afin d’évaluer l’état des ovaires et de l’utérus. Chez l’homme, une échographie peut être effectuée au niveau des testicules ou de la prostate. Nous réalisons également un spermogramme pour analyser la qualité et le nombre des spermatozoïdes. Par ailleurs, chez la femme, lorsqu’il existe une suspicion d’anomalies des trompes, notamment des obstructions tubaires, un examen appelé hystérosalpingographie est indiqué. Celui-ci permet de vérifier la perméabilité des trompes et de détecter d’éventuelles obstructions », explique-t-elle.
La stérilité est définie comme l’incapacité pour un couple de concevoir après une année de rapports sexuels réguliers et non protégés.
Partager:



