
Le mouvement de grève décrété par les conducteurs des véhicules assurant le trajet Butembo–Goma ce mercredi 25 mars a été largement suivi. Ces usagers de la RN2 dénoncent l’insécurité persistante dont ils sont régulièrement victimes le long de cet axe routier.
Dans la matinée, une ambiance inhabituelle régnait dans les principales agences de transport de la ville. Les sons des mégaphones, habituellement utilisés pour attirer les clients, étaient totalement absents. Seuls quelques véhicules stationnés et certains responsables d’agences étaient visibles sur place. Plusieurs clients, non informés de cette mesure, ont été contraints de rebrousser chemin.
À l’agence Isale Coach Express, située sur l’avenue Des martyrs au croisement de la grande route et la rue Denis Paluku, aucune voiture n’était visible. Sur place, les clients affichaient leur désarroi. Des bagages restaient entassés à l’intérieur, en attente d’expédition, tandis que la porte de l’agence demeurait à moitié fermée.
Même constat à l’agence Musumbo Safari, près de l’hôtel Believe. Les clients qui s’y sont présentés tôt le matin ont été contraints de chercher des alternatives. Certains ont opté pour un long détour via Kampala avant de rejoindre Goma, tandis que d’autres, faute de moyens, ont préféré retourner chez eux.
À l’agence BanaKivu Safari, la situation était encore plus marquée : portes closes, absence totale d’agents et de clients.
Du côté de SYTRACO, quelques clients se sont présentés, mais ils ont été rapidement informés du mouvement de grève et contraints de rentrer chez eux.
Cette paralysie du transport sur l’axe Butembo–Goma met en lumière les difficultés sécuritaires auxquelles font face les conducteurs, et ses répercussions directes sur la mobilité des populations.
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