Semaine mondiale du glaucome : un spécialiste en soins oculaires aux Cliniques ophtalmologiques du Graben recommande une intervention chirurgicale.
L’intervention chirurgicale demeure un moyen plus efficace pour traiter le glaucome. En effet, le glaucome est une maladie oculaire chronique caractérisée par une augmentation de la pression intraoculaire. Elle entraîne une détérioration progressive du nerf optique et peut conduire à une perte irréversible de la vision. En cette semaine mondiale du glaucome, La Voix de l’UCG s’est entretenue avec le Dr Alexis Kahatane, médecin chef du service ophtalmologique aux Cliniques Universitaires du Graben et expert en cataracte congénitale et soins oculaires.
Selon le spécialiste, le glaucome, au cours des cinq dernières années, représente entre 10 et 16 pour cent des pathologies oculaires prises en charge aux Cliniques Universitaires du Graben, sans tenir compte d’autres cas silencieux dans la communauté. Des statistiques qui devraient interpeller plus d’un, poursuit le docteur Kahatane.
« Chaque mois, nous déposons les statistiques des pathologies cécitantes, c’est-à-dire celles qui rendent généralement aveugles. 10 à 16 pour cent, c’est déjà trop pour une seule clinique, d’où la nécessité d’adhérer au dépistage régulier », exhorte le docteur.
Maladie silencieuse et voleuse de la vision, l’expert réitère son appel au dépistage avant qu’un traitement ne s’avère efficace.
« La plupart des gens qui ont refusé d’être opérés reviennent à la fin. Le glaucome est une pathologie irréversible. Quand nous faisons un traitement, c’est pour prévenir le pire avant que la vision ne soit complètement perdue. Se faire opérer étant déjà aveugle, c’est une peine perdue », prévient-il.
En marge de la semaine mondiale du glaucome, les Cliniques Universitaires réduisent les frais de consultation à 2 dollars américains pour ceux qui veulent consulter du vendredi 13 au samedi 14 mars.
Elisha Kindy
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