Goma : une expatriée française et deux civils tués lors d’une frappe de drones, la France appelle au respect du droit humanitaire, l’ONU condamne l’escalade de la violence
Une expatriée de nationalité française, employée de l’UNICEF, et deux civils ont été tués à l’aube de ce mercredi 11 mars au quartier résidentiel de Himbi, en commune de Goma, lors des frappes aériennes de drones. Ce bilan encore provisoire est livré par l’Agence France-Presse, consultée par La Voix de l’UCG.
Il est 4h30 lorsque deux frappes de drone visent une résidence privée appartenant à l’entrepreneur belge Monsieur Pascal, représentant de la marque Toyota à Goma. Cet appartement est situé non loin de la résidence de l’ancienne Première Dame Olive Lembe Kabila, renseignent nos sources sur place. Dans une vidéo devenue virale sur la toile, l’équipe de premiers secours affirme bel et bien qu’il s’agit d’une attaque de drone.
Sur sa page X, consultée par La Voix de l’UCG à 11h25, le président Emmanuel Macron confirme la mort de Karine Buisset, une humanitaire de nationalité française travaillant pour l’UNICEF. Dans son post, le président français « appelle au respect du droit humanitaire et des personnels qui sont sur place et qui s’engagent pour sauver des vies ».
Les Nations Unies condamnent fermement, dans un communiqué nous étant parvenu, l’escalade de la violence survenue à l’aube de ce mercredi 11 mars à Goma, au Nord-Kivu, après une attaque présumée de drones qui a coûté la vie à un membre de son personnel et à deux civils.
Pendant ce temps, à Goma, lors d’une conférence de presse tenue dans cette ville contrôlée depuis déjà un an par la rébellion AFC-M23, Corneille Nanga, son coordonnateur, estime que l’attaque de drones n’était pas une opération militaire classique : elle cherchait selon lui à assassiner les leaders de la rébellion, dont lui et le général Sultani Makenga, figure clé de l’AFC/M23.
D’après un journaliste contacté sur place à Goma, en dépit de cette attaque meurtrière, les activités socio-économiques ont fonctionné normalement. Les écoles ont ouvert et ont accueilli les élèves, et le transport en commun a connu son ambiance habituelle sur les principales artères de la ville.
Cette frappe intervient quelques semaines après une autre attaque meurtrière ayant visé un convoi des hauts cadres de l’AFC-M23 à Rubaya. Ce jour-là, Willy Ngoma, l’un des porte-paroles de la rébellion, est tué aux côtés de plusieurs blessés.
Elisha Kindy
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