UCG-Butembo: un chercheur en irrigation recommande l’eau potable pour l’arrosage des plantes

UCG-Butembo: un chercheur en irrigation recommande l’eau potable pour l’arrosage des plantes
L’eau utilisée pour l’arrosage des plantes doit être pure, c’est-à-dire propre à la consommation humaine et animale. C’est l’exhortation du professeur Gilbert Mutiviti, enseignant à l’Université Catholique du Graben (UCG), à la Faculté des Sciences Agronomiques, et spécialiste en gestion des sols et en irrigation. Cette recommandation intervient alors que la ville de Butembo, au Nord-Kivu, traverse une saison de sécheresse prolongée, s’étalant sur environ trois mois, de décembre à février. Pendant cette période, les cultivateurs urbains recourent à l’arrosage de leurs cultures pour compenser le manque de pluies.
Selon le professeur Mutiviti, l’eau destinée à l’irrigation doit être analysée selon trois critères : sa concentration en sels, sa teneur en éléments en suspension (sable, argile, boue) et sa concentration en microbes. Il souligne que la concentration en sels est la plus préoccupante :
« Une eau fortement salée entraîne l’accumulation de sel à la surface du sol, inversant le processus normal entre la concentration du sol et la sève brute. Lorsque cette concentration est élevée, une forte osmose se produit : au lieu que l’eau passe du sol vers la plante, elle quitte la plante pour retourner dans le sol. Ainsi, la plante, bien qu’arrosée, finit par faner », explique-t-il.
Pour garantir que l’eau ne contient pas une quantité excessive de sels, d’éléments en suspension ou de microbes, les cultivateurs doivent d’abord vérifier si elle est potable :
« Si l’homme et les animaux peuvent la boire, alors elle est acceptable. Le contraire disqualifie cette eau : elle n’est bonne ni pour l’arrosage ni pour l’irrigation. Une fois rassuré que l’eau est potable, c’est-à-dire propre, insipide, inodore, incolore et claire, il faut ensuite analyser sa concentration en éléments en suspension et en microbes. C’est simple : il suffit de la filtrer », ajoute le chercheur.
En cas d’indisponibilité d’une eau pure, il recommande vivement la mise en place de systèmes de collecte des eaux de pluie, stockées dans des citernes, pour irriguer ou arroser les plantes pendant la période de sécheresse. Par ailleurs, le chercheur déconseille l’utilisation de l’eau de la nappe phréatique, couramment accessible à Butembo par le biais de forages. Il explique que, bien que la ville dispose de rivières naturelles pour son approvisionnement, l’eau souterraine constitue une réserve stratégique pour les générations futures.
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