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UCG-Butembo : étudiants et chercheurs mobilisés autour de la nanotechnologie, indispensable pour la médecine  de demain

Les étudiants et les chercheurs en sciences pharmaceutiques sont appelés à s’intéresser à la nanotechnologie, indispensable pour la médecine de demain. Appel lancé conjointement par le Pharmacien Dr Ushindi Victoire, ancien de l’Université catholique du Graben (UCG) et actuellement doctorant à l’Université de Kinshasa, et son confrère Pharmacien Dr Kavusa Vyalema Jean-Marie, assistant à la faculté des sciences pharmaceutiques de l’UCG-Butembo.

Il y a une semaine, à travers un exposé-débat avec les étudiants de la faculté de sciences pharmaceutiques de l’UCG-Butembo, les deux chercheursont mobilisé les futurs pharmaciens sur l’utilité de la nanotechnologie pour la médecine de demain, mettant en lumière les défis liés à l’efficacité des médicaments dans l’organisme humain. Selon Dr Ushidi Victoire, l’usage des nanoparticules, ces structures microscopiques qui permettent de transporter le médicament directement vers la cible, permet de contourner plusieurs obstacles, notamment l’acidité de l’estomac, le foie ou encore les macrophages qui tentent de détruire les médicaments.

 «La nanoparticule est comparable  au cheval de Troie. A travers lui,  on achemine le médicament à l’intérieur, et dès qu’il arrive là où il doit agir, c’est maintenant qu’il se libère. Donc, les nanoparticules, qui sont ces structures de petite taille, contournent toutes les barrières et libèrent le principe actif uniquement là où il doit agir, sans affecter les autres structures », a-t-il expliqué.

Cependant, déplore ce chercheur,  malgré ses avantages prometteurs, la nanotechnologie reste confrontée à un défi majeur : son coût élevé. Illustrant son propos par une expérience personnelle, Dr Ushindi  évoque le cas d’un simple comprimé de paracétamol dont le prix pourrait passer de 500 francs à près de 50 voire 100 dollars s’il intégrait cette technologie. Mais pour son confrère Kavusa Vyalema Jean-Marie, peu importe son coût élevé, la nanotechnologie reste indispensable pour la médecine de demain.

« Même si c’est une technologie qui coûte très cher comme on l’a dit tantôt. On devra y recourir absolument demain parce que c’est une technologie qui a un avantage de contourner tous les obstacles qu’un médicament peut rencontrer sur son parcours avant d’aller atteindre sa cible. Et donc les étudiants pharmaciens qui se préparent, qui ont entre-temps en même temps une mission de fabriquer le médicament pour les malades, doivent déjà s’intéresser à ce domaine parce qu’aussi longtemps qu’on est dans ce domaine on ne pourra pas échapper à la problématique de la nanotechnologie d’autant plus que beaucoup de médicaments ont révélé leur insuffisance, tenant compte des obstacles qu’ils rencontrent», a- t-il souligné.

De ce fait, cette innovation est principalement utilisée dans le traitement des maladies complexes telles que les cancers ou le diabète, où les patients sont plus disposés à supporter des coûts élevés.

De nombreux étudiants présents ont salué la pertinence du thème abordé, estimant qu’il ouvre de nouvelles perspectives dans le domaine de la recherche pharmaceutique.

Jackson Sivulyamwenge

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