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Butembo: les cliniques universitaires du Graben alertent sur la pluralité des cas de la malnutrition aiguë

La malnutrition demeure une réalité en ville de Butembo, et les Cliniques Universitaires du Graben ne cessent d’en enregistrer. C’est ce que rapporte le Docteur Gudule Nziavake, médecin traitant aux Cliniques Universitaires du Graben, ce vendredi 5 décembre 2025, au cours d’une interview accordée à La Voix de l’UCG. Elle appelle la communauté à amener les enfants atteints de malnutrition à l’hôpital le plus tôt possible pour éviter des cas de décès.

Depuis maintenant plus de trois mois, les Cliniques Universitaires du Graben enregistrent régulièrement des cas de malnutrition aiguë sévère. Le plus souvent, ce sont des enfants qui sont touchés par cette maladie. Leurs parents les amènent généralement à l’hôpital alors que la maladie est déjà à un stade avancé, ce qui est à la base d’un taux élevé de mortalité au sein de la communauté. Au même moment, le Docteur Gudule Nziavake parle de trois formes possibles de malnutrition enregistrées au sein des Cliniques Universitaires du Graben.

« Les enfants qui nous arrivent dans un tableau de marasme sont des enfants qui ont un aspect de vieillard. Ils sont apathiques, très faibles, avec une peau fine, sèche et plissée. Tandis que les enfants qui nous arrivent dans un tableau de kwashiorkor présentent des œdèmes bilatéraux, soit aux pieds, aux jambes, parfois même au visage. Ils ont une peau fragile avec des lésions de desquamation cutanée, ainsi que des cheveux secs, décolorés et cassants. Les enfants qui nous arrivent dans un tableau de marasme-kwashiorkor présentent à la fois l’atteinte musculaire et les œdèmes. »

Pendant ce temps, le Docteur Gudule Nziavake pense que les habitants devraient s’engager davantage dans la lutte contre la malnutrition, notamment en travaillant en collaboration avec les agents communautaires de santé. Ces derniers mesurent, à l’aide d’un mètre-ruban, le périmètre brachial et constatent la présence d’œdèmes au niveau des pieds. Les parents aussi sont capables de détecter les signes de cette pathologie.

« Les parents sont capables de découvrir les signes de la malnutrition. Si un enfant présente un amaigrissement avec une atteinte musculaire, une perte de masse musculaire ; s’il présente un désintéressement, s’isole, ne veut pas jouer avec les autres ; s’il présente de l’anorexie ; puis si ses cheveux commencent à se décolorer ; peu après, l’enfant peut commencer à présenter des œdèmes. Si les parents sont vraiment attentifs, ils doivent remarquer ces signes et être alertés afin d’amener les enfants au centre ou au district sanitaire pour un diagnostic et une prise en charge adaptée. »

Il faut le savoir, le traitement de la malnutrition est gratuit aux Cliniques Universitaires du Graben. D’après le Partenariat de la classification intégrée de la sécurité alimentaire (IPC), une organisation internationale chargée de mesurer la gravité des crises alimentaires, environ 14 millions d’enfants, soit un sur cinq, feront face à une situation de crise alimentaire entre janvier et juin 2026. Cette situation est due à l’insécurité à l’est de la RDC.

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