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Lubero : 15 morts dans une nouvelle attaque des ADF à Muhola

15 morts dans une nouvelle attaque des ADF qui a visé les villages Kalegha, Kalundu et Kasiyiro dans le groupement Muhola, en chefferie des Baswagha, territoire de Lubero. La nouvelle est rapportée à la Voix de l’UCG par le président de la société civile des Baswagha ce jeudi 20 novembre 2025. Cette structure citoyenne invite les autorités politico-militaires à la responsabilité dans la protection des civils et de leurs biens.

Les massacres des civils par les ADF ont, d’après Kambale Maboko, président de la société civile en chefferie des Baswagha, débuté tôt le matin et dans l’après-midi de ce mercredi 19 novembre. Les rebelles ont tout d’abord décapité certains civils au village de Kalegha, avant de tuer d’autres au niveau de Kalundu. Ensuite, c’est à Kasiyiro qu’ils ont massacré des habitants. La société civile dresse un bilan provisoire de 15 personnes tuées au cours de ces massacres.

« Donc c’était la journée parce que c’était le matin de mercredi. Et vers 15 heures de la journée d’hier, mercredi, parce qu’ils ont commencé vers Kalegha. C’est dans le groupement Muhola. Ils ont passé par Kalundu et ils ont traversé, sont passés par la rivière Biena jusqu’à Kasiyiro. La journée même. Là, nous avons un bilan provisoire de 15 personnes. D’autres ont été, comme ceux de Kalegha, ont été récupérés hier. Alors, ceux de vers Kasiyiro, bon, là, peut-être ils seront récupérés aujourd’hui. Bon, pour voir comment on va faire l’inhumation ».

La société civile déplore cette nouvelle attaque des ADF dans ce coin du territoire de Lubero, qui ne cesse d’endeuiller la population. Pour Kambale Maboko, la population est abandonnée à son triste sort, vu que les militaires sur le terrain semblent minimiser les alertes lancées. Il invite le gouvernement à assurer la sécurité des habitants, tout en menant des attaques contre les ADF.

« Que nous semblons être abandonnés. Il n’y a rien qui se fait. Ceux qui sont sur le terrain minimisent nos alertes. Quand il y a le dégât, ils n’arrivent même pas à voir qu’est-ce qui se passe. La sécurité c’est notre droit. Ils doivent nous garantir ce droit parce qu’ils ont des services spécialisés, des services de défense. Ils doivent faire de leur mieux de contenir tous les assauts de l’ADF parce que c’est notre droit constitutionnel qui est garanti. Aux autorités provinciales de canaliser le dossier de l’ADF, le prendre au sérieux comme toute autre menace de terroristes. Que la population soit vigilante parce que nous ne cesserons pas de dire : s’il y a cas de nécessité, il faut toujours fuir ».

Il faut le savoir, certains corps des victimes ont été récupérés de la brousse et inhumés ce même mercredi 19 novembre. Les habitants se sont réunis ce jeudi pour voir la possibilité de récupérer d’autres corps de leurs proches des lieux du massacre. Un déplacement des populations a été enregistré toute la nuit de mercredi. Elles se dirigeaient à Muhangi, cette agglomération jugée sécurisée.

Glodi Mirembe    

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