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L’AVC en hausse au Nord-Kivu : les aphrodisiaques et stupéfiants pointés par le Dr Kasereka Kamabu

L’usage des produits aphrodisiaques et autres stupéfiants sont parmi les causes majeures à la base des Accidents vasculaires cérébraux au Nord-Kivu. C’est ce qu’a révélé le docteur Larry Kasereka Kamabu, neurologue à la clinique internationale de médecine avancé au Kivu CIMAK/Goma, le 29 octobre dernier, lors de la célébration de la journée mondiale de l’accident vasculaire cérébral (AVC). Il appelle à la prise de conscience.

À en croire le docteur Kasereka Kamabu, les cas des accidents vasculaires cérébraux ne cessent de se multiplier au Nord et Sud-Kivu. Il pointe du doigt l’usage par les jeunes des produits leur permettant de booster leur performance sexuelle au lit. Aux côtés de cela, le neurologue parle de la non-adhésion des hypertendus à leurs médicaments, qui finissent par présenter les AVC.

« L’usage abusif, il faut le dire, des produits pour essayer de booster la performance sexuelle. Nous sommes en train de retrouver des malades qui sont en train de venir de plus en plus des AVC post-coïts et ainsi de suite. Ceci nous appelle à conscientiser la population par rapport à ces fléaux d’AVC, où les hypertendus connus ne sont pas en train d’adhérer à leurs médicaments et ils sont en train de finir par présenter des AVC ».

Pour tenter de lutter contre ces Accidents vasculaires cérébraux (AVC), le docteur Kasereka Kamabu pense que la jeunesse devrait se préserver de la consommation des stupéfiants pour maintenir leur santé saine. Tout en indiquant que la prise en charge des victimes de l’AVC après 6 heures est possible, le neurologue appelle ses collègues docteurs à s’investir dans la sensibilisation des populations sur les signes d’alertes de l’AVC.

« Reconnaitre les signes d’alerte, c’est vraiment un défi que nous devons essayer de faire vulgariser autour de la ville, et que la population soit informée. Lorsque nous sommes en train de recevoir ces malades-là à temps, dans le Golden Hour, nous intervenons et le malade s’en sort, la plupart sans séquelle. La difficulté revient lorsque nous avons des malades qui ont transité d’hôpital en hôpital, et puis le temps que cela fait, c’est un retard, ça nous complique un peu par rapport aux résultats ».

Comme principaux signes avant-coureurs et symptômes de l’AVC : la faiblesse d’un seul côté du corps, l’engourdissement ou fourmillement au niveau du visage, dans le bras ou dans les jambes. À cela s’ajoute une difficulté à parler ou à comprendre ce que disent les gens. La perte de vue et la perte d’équilibre font aussi partie des signes.

Glodi Mirembe

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