Butembo : l’ACMPROBEN déplore la perception des « Rapports » ces frais illégaux perçus par certains agents de l’ordre et Wazalendo

Un cortège de camions de l’ACMPROBEN, Association des Chauffeurs de Bennes de Butembo, a investi l’auditorat militaire pour dénoncer la violence et la tracasserie dont ses membres sont victimes. Cette mobilisation fait suite à un incident qui a porté tabassage d’un chauffeur surnommé Maziwa par des militaires incontrôlés, après avoir refusé de payer une taxe illégale de 5 dollars USD. Une plainte a été déposée à l’auditorat pour faire toute la lumière sur cette affaire.
Aux environs de 10 heures locales, un cortège d’une vingtaine de camions de marque Ben a défilé sur la rue du Président de la République. À leur bord, des chauffeurs et leurs aides scandaient des chants réclamant justice pour leur collègue.
Le cortège est parti du pont Sinohydro, est passé par l’auditorat militaire garnison de Butembo avant de chuter à la mairie, où un mémorandum adressé à l’auditeur militaire de Butembo a été lu.
Dans ce document, l’ACEPROBEN dénonce le rançonnement, connu sous le nom de “rapports”, auquel se livrent certains militaires. Chaque passage est conditionné au payement d’une somme conforme à aucun document légal.
« Nous organisons cette marche pour dénoncer les tracasseries que nous subissons à différentes barrières de la part de certains militaires des FARDC et des Wazalendo. Ces personnes exigent de l’argent sous forme de “rapport”, sans aucun document officiel.
L’ACEPROBEN se demande sur base de quelle loi les militaires et les Wazalendo exigent de l’argent sous forme de rapport.
Pour votre information, le samedi 11 octobre 2025, notre membre Joël Mawiza a été gravement tabassé par deux militaires FARDC à la barrière d’Isale-Vulambo pour avoir refusé de donner un rapport de cinq dollars.
C’est grâce à l’intervention de la population locale que notre membre a été sauvé de justesse.
C’est pourquoi l’ACEPROBEN demande la suspension de la perception d’argent par les militaires FARDC et les Wazalendo aux barrières, car, selon notre association, ces “rapports” exigés sont considérés comme des tracasseries injustes.
Nous demandons également la réparation et la justice en faveur de Joël Mawiza, qui poursuit ses soins médicaux dans un hôpital de la place. »
De la part de l’autorité urbaine, représentée par Jean Bosco Chihanda, chef de bureau et préposé de l’état civil à la mairie, celui-ci a promis de transmettre leurs revendications aux autorités compétentes.
Rédaction
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