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RDC : les ADF frappent, mais le pouvoir central indifférent car son trône n’est pas en danger(Promesse Matofali)

Le provincial honoraire Promesse Matofali, cadre d’Ensemble pour la République de Moïse Katumbi, a pris la parole ce lundi pour dénoncer ce qu’il qualifie de « silence coupable » du gouvernement face aux massacres récurrents commis par les ADF dans les territoires de Beni, Lubero et en Ituri.

Selon lui, la raison de cette indifférence réside dans le fait que ces massacres visent directement la population, et non les institutions en place. « La cible des ADF, ce n’est pas le Président Tshisekedi, ni le président de l’Assemblée nationale, ni le Sénat. C’est la population qui meurt chaque jour, sans défense », a déclaré Promesse Matofali.

Il établit une comparaison avec la guerre du M23 : « Quand le M23 attaque, parce que cela touche directement la stabilité du pouvoir, on déploie une riposte rapide et massive. Mais pour les tueries de Beni, Lubero ou Ituri, personne ne s’en émeut. »

Ces critiques interviennent après de nouveaux massacres : 102 personnes tuées le 9 septembre dans le territoire de Lubero, 18 autres égorgées près d’Oicha, et quatre civils, dont une étudiante, assassinés à Eringeti dans la nuit du 14 septembre. Des maisons, motos et véhicules ont aussi été incendiés.

Face à cette inaction, Promesse Matofali relaie la colère de la population qui envisage une mesure radicale : cesser de payer taxes et impôts. « Dans quelques jours, si le massacre se poursuit, la population se réserve le droit de ne plus verser aucun impôt, aucune taxe, ni au gouvernement central, ni au provincial, ni au niveau local », a-t-il averti.

L’ancien député provincial conclut en rappelant que les autorités congolaises ont l’obligation constitutionnelle de protéger les citoyens. « Tant que vous ne mettrez pas fin aux massacres, la population ne se reconnaîtra plus dans un État qui ne garantit pas sa sécurité », a-t-il insisté.

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