RDC : massacres des civils, la LUCHA parle de « génocide » et fustige l’indifférence face aux atrocités de l’ADF

Le mouvement citoyen LUCHA est descendu dans les rues de Butembo ce mercredi 10 septembre 2025 pour dénoncer les tueries perpétrées dans les territoires de Beni, Lubero et en Ituri, que les organisateurs qualifient de « génocide ».
Les militants ont pointé du doigt un contraste frappant : lorsque les victimes sont celles du M23, les indignations s’élèvent jusqu’aux Nations Unies ; mais face aux atrocités de l’ADF, c’est souvent le silence ou de simples demi-mots, alors même que ces rebelles massacrent en masse.
« Nous vous demandons à ce qu’ils puissent prendre avec la même lourdeur la question des M23, comme avec la même lourdeur la question des ADF, parce que nous avons constaté qu’ils ont pris la question des ADF à la légèreté. Et on arrive même à tuer plus de 100 personnes en une nuit, et donc nous, on ne comprend rien. Alors c’est pourquoi nous sommes en train de manifester aujourd’hui pour exiger qu’il y ait quand même une intervention du gouvernement. Oui, il y a deux poids, deux mesures. Nous voyons que la question des ADF est prise comme une petite question alors que ça nous coûte beaucoup de vies. Alors, la présence des UPDF, comme son absence, ça ne change rien, parce que nous continuons à perdre des frères, des frères, des frères, des frères, des frères, des frères, des frères, des pères, des mères et des gens qui se déplacent, quittant leurs milieux respectifs. Et aujourd’hui, nous voyons la présence des UPDF comme si ça n’avait rien changé chez nous », dénonce Firmin Kahongya est l’un des manifestants.
Après les attaques meurtrières des ADF à Beni et Lubero (89 morts, nombreux blessés et disparus), la Première ministre Judith Suminwa a appelé, mercredi 10 septembre, à la cohésion nationale et à la solidarité. Elle a exprimé sa compassion aux familles endeuillées et promis que le gouvernement « garantira la sécurité, poursuivra les responsables et bâtira un avenir pacifique ». La société civile craint toutefois un bilan plus lourd, plusieurs habitants restant introuvables.
Georges Kisando Sokomeka
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