Butembo : suspension du financement USAD, la crainte plane sur la prise en charge des PVV

Bien que l’impact ne s’est encore pas fait sentir à Butembo, la suspension du financement de l’Agence américaine pour le développement international (USAID) devient un coup dur sur structures de prise en charge des personnes vivant avec le VIH-SIDA (PVV). Plusieurs d’entre elles risquent d’observer une rupture de stock. Ce, au vu de son rôle important dans l’appui financier à l’achat des antirétroviraux.
Crainte exprimée par le coordonnateur du Programme national multisectoriel de lutte contre le SIDA (PNMLS) au Nord-Kivu, samedi 5 juillet 2025. En ville de Butembo, l’impact ne s’est pas encore fait sentir. La secrétaire exécutive du centre hospitalier Femme engagée pour la promotion de la santé intégrale (FEPSI) démontre que le ravitaillement se fait actuellement à partir de la zone de santé et PNMLS. Marie-Dolorose Kafanya a, dans un entretien ce mercredi 9 juillet 2025 avec La Voix de l’UCG, expliqué que la crainte plane toujours. Cela, avec l’arrivée en grand nombre des déplacés en ville de Butembo. Elle appelle ainsi le gouvernement congolais à la responsabilité pour éviter la carence en antirétroviraux.
« Jusque-là, ce n’est pas un grand problème puisque nous sommes quand même ravitaillés par la zone. S’il y a une rupture dans la zone, sinon c’est la pénurie. Là aussi, on va connaître la même situation. Quand on a quelques projets qui nous appuient, là, on peut payer quelques ARV (antirétroviraux) localement, mais ça arrive très rarement. Et puis, notre possibilité, c’est de se ravitailler auprès des structures avec lesquelles on travaille. On peut aller jusqu’à Kaina, jusqu’à Vuhovi, jusqu’à Beni. Dans les cas où ils ont assez de molécules, ils nous ravitaillent aussi. Si tous ces gens-là n’ont pas de produits, ça arrive de temps en temps qu’on manque, par exemple, d’une molécule pour les enfants. Mais c’est rare. Quand on en manque, ça ne prend pas beaucoup de temps. Quand ils arrivent, on les prend en charge. Quand on a des ARV, ça va. Mais quand on n’en a pas, on perd. Mais c’est rare qu’il y ait vraiment une rupture complète », explique Marie-Dolorose Kafanya.
Pour le coordonnateur du PNMLS, la suspension de ce contrat dans le secteur sanitaire est un coup dur pour les structures encadrant les personnes vivant avec le VIH-SIDA.
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