Actualité

Nord-Kivu : perturbation des réseaux mobiles,  les utilisateurs doivent développer une culture de dénonciation face à cette situation

Depuis trois jours, les utilisateurs de téléphone mobile au Nord-Kivu font face à d’importantes perturbations des services de communication. La connexion est instable, rendant difficile l’accès aux appels, aux messages et à l’internet mobile.

Si chez Orange, le réseau connaît des interruptions temporaires, la situation est encore plus critique pour les abonnés Airtel, où le service est quasi inexistant. Cette situation suscite de vives plaintes de la part des usagers.

« En tant qu’étudiants, cela nous pose des problèmes dans la rédaction de nos mémoires, de nos TFC et dans la réalisation de certains cours en ligne. Cela affecte également notre communication, car nous sommes cloisonnés ici à l’université et devons communiquer avec nos parents. Du point de vue affectif, cela nous touche également. Je ne peux plus savoir quand il y aura des cours et quand il y en aura pas », déplore un étudiant en faculté de médecine de l’UCG.

«  De plus, je ne fais plus mes TP. En tant qu’étudiants, nous essayons de nous détendre en naviguant sur des réseaux sociaux comme TikTok, Instagram et d’autres. Mais à cause de ces problèmes, je ne peux plus y accéder. Les mégas que j’avais sur Airtel ont déjà expiré. » , dénonce sa camarade de la faculté de droit.

Selon le Chef des Travaux Esrom Lonze, enseignant en droit économique, les consommateurs doivent développer une culture de dénonciation face à de telles perturbations.

 « Je donne un exemple : quelqu’un qui vient de recharger ses mégas. On lui dit que ces mégas ont une validité de deux jours. Mais à partir du moment où il vient de les recharger, il constate que le réseau devient si mauvais qu’il ne peut plus les consommer. Et même avant la fin des deux jours, on commence déjà à lui envoyer des SMS pour lui dire que son forfait va bientôt expirer, alors qu’il est dans l’impossibilité de l’utiliser. Cet acte peut être considéré comme un manquement de la part de l’opérateur en matière de télécommunication. En théorie des contrats, on devrait le forcer à réparer ces dommages ».

Ce que les abonnés déplorent également, c’est le silence des opérateurs face à ces interruptions. Ni Orange ni Airtel n’ont officiellement communiqué sur les raisons de ces dysfonctionnements, encore moins présenté des excuses à leurs clients.

Partager:

Articles connexes

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page