
La RDC ne devrait pas attendre grand-chose du mini-sommet de la communauté des Etats de l’Afrique de l’est (EAC) dans la recherche de la solution à la crise du M23. Ceci est le point de vue de l’analyste Frederic Amani chercheur associé en faculté de sciences politiques de l’Université de Lubumbashi également consultant en relations internationales. Celui-ci pense qu’à l’heure actuelle, la RDC devrait plutôt se concentrer à ses relations avec des alliés qui apportent un plus pour mettre fin à la guerre. On en parle avec Ismaël Kabuyaya
Selon Frederic Amani, dès lors que le gouvernement congolais a accusé le Kenya d’avoir du penchant pour le Rwanda qui soutient les M23, il faudra rien attendre du sommet convoqué par William Ruto.
« Il ne faut pas attendre grand-chose de ce sommet, dans la mesure où, il y a quelques temps, le gouvernement congolais avait fustigé le côté penchant du président kenyan William Ruto en faveur du Rwanda et de l’Ouganda. Or, c’est le Kenya qui assume la présidence et donc c’est le Kenyan qui convoque ce sommet. Pensez-vous que l’acteur que vous avez accusé de penchant et qui vous convoque va vraiment condamner cette rébellion ou va apporter de solutions en votre faveur ? J’en doute », a-t-il analysé lors d’un entretien téléphone avec La Voix de l’UCG.
Spécialiste des relations entre les Etats, Fréderic Amani recommande aux services de défenses de rester en alerte et que le gouvernement continu le front diplomatique en s’approchant davantage des alliés de la République.
« Voilà pourquoi, il est vrai que la RDC a besoin des alliés, que ce soit au niveau des organisations sous-régionales, mais il ne faut pas attendre des solutions idoines provenant de l’EAC, dans la mesure où, cette organisation qui est constituée de 7 ou 8 pays, dont la plupart ne sont pas vraiment en faveur de la RDC. Voilà pourquoi, aujourd’hui, je pense que face à ce qui se passe à l’Est, il est plus qu’urgent que les services de défense soient en alerte et que la diplomatie doit s’activer au niveau régional et au niveau international pour appeler la communauté internationale à ses responsabilités, mais aussi inviter les alliés congolais à se ranger du côté congolais » a expliqué Fréderic Amani.
Celui-ci recommande aux instances dirigeantes à mobiliser au niveau interne l’ensemble du peuple congolais à apporter un soutien psychologique et matériel par rapport à ce qui se passe à Goma. Celui-ci craint que la RDC soit en situation de faiblesse si dialogue il y en a car n’ayant pas le contrôle de Goma d’où la nécessité de protégé d’autres entités sous menace et de reprendre le contrôle du chef-lieu du Nord-Kivu.
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