Face au projet de changement de la Constitution en RDC, l’évêque de Butembo-Beni estime que son acceptation ouvrirait un avenir dangereux au vu de l’instabilité du pays. Monseigneur Sikuli Paluku Melchisédech l’a déclaré ce dimanche 21 juin 2026 en la paroisse universitaire de l’UCG, Saint-Cyrille d’Alexandrie, lors de la célébration de la Journée de la communication sociale. Il invite les habitants à faire le bon choix.
Le pasteur de Butembo-Beni, Monseigneur Sikuli Paluku, est tout d’abord revenu sur le message de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), qui s’oppose strictement au changement de la Constitution de la République démocratique du Congo. Il signale qu’il s’agit d’une décision unanime prise par tous les évêques du pays, après trois jours de consultation.
La CENCO dit ne pas voir l’urgence ni la nécessité d’une révision de l’actuelle Constitution. Elle craint que cela ne favorise la balkanisation du pays.
Par ailleurs, Monseigneur Sikuli Paluku pense que les habitants devraient rester attentifs à la situation et bien l’analyser avant de prendre position. Ainsi, il laisse la communauté face au choix de changer ou non la Constitution congolaise. Cela, en rappelant que les pasteurs sont les mieux placés pour indiquer la voie à suivre.
« Sur le cinquantaine que nous sommes au Congo, il y a eu 35 évêques à notre nom, ils ont produit ce message. Je pourrais vous laisser la liberté de l’interpréter, de l’accepter ou de ne pas l’accepter. Mais je pense que ce qui est important, c’est d’être attentif à ce que nous sommes en train de vivre au Congo. Il faut être très très attentif et de penser à notre avenir. Si nous devons continuer comme nous vivons aujourd’hui dans ce Congo, je ne sais pas. À chacun de voir, d’écouter, de prendre position. Mais je crois que les évêques, en tant que pasteurs, ont l’obligation de vous dire ce qu’ils pensent être la position à prendre ».
L’évêque de Butembo-Beni estime tout de même que la priorité absolue reste la pacification de l’Est de la RDC, une région de longue date meurtrie, avant de parler de tout changement de la Constitution. Pour lui, changer ou réviser la loi fondamentale reviendrait à hypothéquer l’avenir de la jeunesse actuelle.
Glodi Mirembe
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