Ituri : méfiance entre civils et forces de sécurité à Irumu, une ONG plaide pour un dialogue communautaire
Après la dernière incursion des terroristes ADF en territoire d’Irumu ,province de l’Ituri, attaque dans laquelle 11 civils avaient été tués le 14 mai dernier à Ndimo, il s’observe une sorte de méfiance entre la population et les forces de défense et de sécurité. L’ONG CRDH, témoin de cette situation, plaide pour la tenue d’un dialogue communautaire et des rencontres d’échanges entre civils et militaires.
À l’issue d’une mission d’itinérance avec l’administrateur du territoire d’Irumu, le coordinateur national de l’ONG Convention pour le Respect des Droits Humains (CRDH), Christophe Munyanderu, fait un constat malheureux de la méfiance entre les civils et les soldats FARDC.
« Après notre itinérance avec l’administrateur militaire du territoire d’Irumu, nous avons constaté qu’il y a une méfiance entre les populations civiles et les autorités militaires. Or, nous avons toujours rappelé qu’aucune armée au monde ne peut gagner la guerre sans l’accompagnement de la population », a-t-il affirmé.
Pour restaurer cette confiance, Christophe Munyanderu plaide pour l’organisation de séances d’échanges entre civils et militaires. « Nous pensons que le gouvernement provincial peut s’y impliquer en facilitant l’organisation des ateliers. De même, ses partenaires comme la MONUSCO à travers sa section des affaires civiles, le bureau conjoint aux droits de l’homme, ils peuvent voir comment on peut chaque fois organiser des séances d’échange entre les autorités militaires et la population pour restaurer ce mariage civilo-militaire », plaide-t-il.
Le territoire d’Irumu en Ituri était récemment le théâtre de violences armées. Au moins 20 civils ont été tués dans ce territoire en l’espace d’un mois lors des incursions attribuées aux terroristes ADF.
Jackson SIVULYAMWENGE
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