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Nord-Kivu : annonce des enquêtes par le procureur de la CPI, les ONGDH espèrent à la réduction des crimes par les parties en conflit

L’annonce du Procureur de la CPI de la réactivation des enquêtes sur des crimes présumés commis en province du Nord-Kivu est vivement salué par les défenseurs des droits de l’homme en ville de Butembo. C’est le cas du Chef des travaux Richard Ndekeninge spécialiste des droits de l’homme également enseignant en faculté de droit de l’Université catholique du Graben (UCG).

Coordonnateur de l’ONGDH Collibri, le Chef des travaux Richard Ndekeninge s’est dit enthousiasmé par cette nouvelle qui arrive en point nommé car l’annonce du procureur est à la fois dissuasive et répressive. Doctorant en droit international de l’Université d’Envers à Belgique, il explique que cela est le fruit de la documentation que font les organisations nationales et internationales qui œuvrent dans la défense des droits de l’homme en province du Nord-Kivu.

« Moi, ce que ça m’inspire, c’est que c’est une très bonne chose de toujours le rappeler, parce qu’il faut toujours savoir que le travail de la CPI est principalement dissuasif. Ça veut dire, lorsqu’on sait que la CPI peut potentiellement lancer des poursuites, ça empêche, ça retient certaines personnes conscientes à commettre ces crimes. J’espère que la dissuasion va pouvoir jouer. Et en deuxième lieu, c’est un travail justement répressif. S’il y a des gens qui commettent ces crimes là, c’est toujours une bonne chose de rappeler que les graves violations qui se passent chez nous ne resteront jamais impunies. Si la justice congolaise n’arrive pas à les poursuivre comme il le faut, en tout cas dans le temps que nous voulons, la justice internationale, un jour ou un autre, pourra les poursuivre. Et c’est une très bonne nouvelle à mon avis.  Depuis très longtemps, les organisations des droits de l’homme font un travail, pas toujours qui fait du bruit, mais un travail de qualité, un travail régulier. Si le bureau du procureur s’intéresse par exemple comme ça à la situation,  c’est parce qu’il y a des alertes des organisations locales et internationales de protection des droits de l’homme,  qui régulièrement envoient des rapports au bureau du procureur. Mais c’est aussi sur ces mêmes organisations que le bureau du procureur va certainement s’appuyer, sur leurs rapports, sur leur travail de terrain » a expliqué ce chercheur.
Rappelons que le procureur de la CPI Karim Khan a annoncé  dans une déclaration rendue publique le lundi 14 Octobre qu’il va réactiver les enquêtes en RDC. Ces enquêtes porteront en priorité sur les crimes présumés relevant du statut de Rome commis dans la province du Nord-Kivu depuis Janvier 2022. Il a précisé que ces enquêtes ne se limiteront pas à des parties au conflit particulier ou à  des membres des groupes spécifiques.

Ismaël Kabuyaya

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