Butembo : le bureau urbain de l’urbanisme et de l’habitat met en garde contre le morcellement illicite des parcelles

Le bureau urbain de l’urbanisme et de l’habitat dénonce le morcellement anarchique des parcelles à Butembo, dans le Nord-Kivu. Il constate avec amertume que plusieurs citoyens violent les normes urbanistiques en vigueur. Face à la recrudescence de ces pratiques « illicites », ce service prévoit de mettre en application les textes légaux pour régulariser ce secteur. L’information a été livrée à La Voix de l’UCG ce jeudi 3 octobre, à l’occasion de la Journée mondiale de l’habitat ce jeudi 03 Octobre.
Dans une interview accordée à La Voix de l’UCG, Kasereka Mbusa Justin, chef de bureau de l’urbanisme et de l’habitat à Butembo, fait savoir que la technique de morcellement des parcelles, devenue monnaie courante à Butembo, n’est nullement autorisée par son service. Ceux qui le font, explique-t-il, saisissent d’abord son bureau pour les formalités d’octroi d’une parcelle entière respectant les normes légales. Malheureusement, regrette-t-il, une fois l’autorisation accordée, ils revendent ces parcelles en petites portions, ce qui va à l’encontre des normes urbanistiques.
« C’est oui, dans le sens où la destination de ces petites parcelles est affectée à des activités qui nécessitent aussi de petites surfaces proportionnelles à ces surfaces-là. C’est non, lorsque ces petites parcelles sont maintenant utilisées dans des secteurs où les activités ne répondent pas à ces petites surfaces. Et automatiquement, à ce moment-là, dès que la surface ne répond plus à l’activité qui lui est conférée, nous entrons dans ce qu’on appelle l’anarchisme. Donc ce n’est plus, à ce moment-là, une parcelle viable, autrement dit. Par exemple, la loi nous dit qu’une parcelle d’habitation ne devrait pas avoir une surface inférieure à trois ares. Un are, c’est plus ou moins 100 mètres carrés, donc trois ares, c’est environ 300 mètres carrés. C’est là la superficie d’une parcelle de moindre surface. Automatiquement, toute parcelle d’habitation ayant moins de 300 mètres carrés est une surface non conforme pour héberger une famille quelconque », a-t-il précisé.
Face à ce qu’il qualifie de désordre, le chef de bureau de l’urbanisme promet de saisir sa hiérarchie en proposant des mesures contraignantes contre tous les contrevenants. Il exhorte la population de Butembo à exploiter les espaces encore disponibles dans les communes de Vulamba et Mususa, afin de ne pas étouffer le centre-ville au détriment des normes urbanistiques.
Elisha Kindy
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