Nord-Kivu: Après le massacre , la patrouille des plonge Ntoyo dans une nouvelle psychose

La psychose reste vive à Ntoyo et dans plusieurs villages de la localité de Mahoho, en secteur des Bapere, territoire de Beni (Nord-Kivu). Et ce, malgré la relative accalmie observée après l’attaque meurtrière perpétrée par les terroristes ADF dans la nuit du 8 au 9 septembre, qui a coûté la vie à plus de 64 civils et laissé une centaine d’autres portés disparus.
Selon Samuel Kagheni, acteur de la société civile de Manguredjipa, il s’agit de l’attaque la plus meurtrière attribuée aux ADF depuis le début de l’année, plongeant les communautés locales dans une peur sans précédent.
La situation s’est aggravée le vendredi 12 septembre, lorsqu’une présence des combattants Wazalendo a été signalée dans les champs aux heures vespérales. Leur déploiement était pourtant lié à une patrouille de recherche de l’ennemi, précise une source sécuritaire. Mais cette opération a ravivé la psychose parmi les populations.
Face à ce climat d’insécurité, la société civile, par la voix de Samuel Kagheni, appelle l’armée à renforcer la présence et à restaurer l’autorité de l’État afin de rassurer les habitants et leur permettre de reprendre leurs activités champêtres.
Pour rappel, l’attaque de Ntoyo a causé la mort d’au moins 102 personnes, tuées à l’arme blanche (marteaux) ou par balles. Elle a également provoqué un déplacement massif des populations vers des zones jugées plus sûres.
Avec Jackson Sivulyamwenge
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