Beni: des habitants de Kivetya exposés à des maladies suite au mauvais entretien du système d’adduction d’eau

L’adduction d’eau disponible dans l’aire de santé de Kivetya dans la zone de santé de Kalunguta devient de plus en plus nuisible à la population faute d’entretien de la citerne. Conséquence, plusieurs cas de maladies de mains sales sont diagnostiqués presque chaque jour au centre de santé de cette localité située sur l’axe routier Butembo-Beni en territoire de Beni au Nord-Kivu.
Au moins 3 cas de fièvre typhoïde sont dépistés chaque jour au centre de santé Kivetya sans compter les autres maladies de mains sales, d’après les statistiques de cette aire de santé. Parmi les causes, la consommation par la population de l’eau sale provenant d’une citerne qui souffre d’un manque d’entretien ainsi que l’absence d’hygiène dans les ménages, déplore Mulyata Kalekene, infirmier titulaire de ce centre de santé.
« Nos citernes contiennent trop de saleté, et dans les rares fois que nous les nettoyons nous le faisons avec retard. A cela j’ajoute l’hygiène du milieu, les latrines n’existent pas, les cours ne sont pas nettoyées, bref c’est un manque d’organisation du comité d’hygiène dans son ensemble », déplore cet agent de santé.
En 2021, l’ONG Care International avait réalisé un projet d’adduction d’eau potable dans cette contrée. L’eau coule bel et bien dans toutes les bornes fontaines disséminées à travers la localité, mais impropre à la consommation. Pour pallier ce problème, le comité de santé compte sur les porte-porte réalisés par les relais communautaires auxquels sont associés les chefs des villages pour sensibiliser la communauté locale à l’hygiène familiale. Mandela Mavehi est le président du comité de santé dans l’aire de santé Kivetya.
« Pour mener à bien la sensibilisation, nous passons par nos relais communautaires, les présidents des cellules d’animation communautaire et les chefs de village. Ce sont eux qui apportent le message dans la communauté pour demander aux habitants de s’impliquer dans la propreté de leurs parcelles et de se laver les mains régulièrement pour prévenir les maladies de mains sales », assure-t-il.
Comité de santé, relais communautaires et chefs de village, tous espèrent au changement d’ici quelques jours grâce à cette campagne de sensibilisation avec la stratégie de porte à porte.
Jackson SIVULYAMWENGE
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