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Nord-Kivu : plus de 2 640 morts documentés entre juin 2024 et novembre 2025  à Bapère et Baswagha

Plus de 2 640 morts documentés en année dans le secteur des Bapere et en chefferie de Baswagha, en territoire de Lubero au Nord-Kivu. Ces chiffres très préoccupants ont été livrés, ce jeudi 27 novembre 2025, à la presse de Butembo, par Samuel Kagheni, président des forces vives du secteur des Bapere qui séjourne à Butembo.

Deux mille six cent quarante civils tués, avec plus de 63 mille déplacés, Samuel Kagheni décrit une situation préoccupante vécue dans cette contrée entre juin 2024 et novembre 2025.

« Depuis que les massacres ont commencé dans le secteur des Bapere et dans une partie du groupement de Manzia, nous sommes au-delà de 2640 décès. Il y a plusieurs déplacés.  Ici, récemment, on était en train de faire un rapport par rapport aux déplacés, nous sommes au-delà de 63 000  et 10 595 ménages n’existent plus dans le secteur des Bapere », a-t-il déploré.

Ces ménages en provenance des villages où les terroristes commettent des massacres se concentrent dans les grandes agglomérations, comme Manguredjipa, d’autres prennent la direction de Butembo. Mais, ils n’ont bénéficié d’aucune assistance, déplore l’acteur de la société civile.

« Et pourtant, le gouvernement provincial s’est installé à quelques kilomètres de notre zone. Mais il n’a organisé aucune assistance. Nous avons fait des navettes au gouvernorat, il y a eu des promesses, mais je dirais des promesses non tenues », poursuit-il.

Située à l’Ouest de Butembo, la zone est surmilitarisée, avec notamment une présence remarquée de l’armée ougandaise déployée dans ce secteur depuis aout 2024, et une dizaine de groupes armés locaux actifs. « Mais, pour quel résultat », s’interroge Samuel Kagheni, dénonçant les faiblesses au sein des services de sécurité.

« Parce que l’ennemi ne peut pas contourner et faire toute une année et demi dans une zone avec plusieurs groupes armés, bien sûr, mais l’ennemi tue sans être inquiété. Ici, récemment, on a opéré à Biambwe, mais aucun ennemi n’a été neutralisé », regrette-t-il.

Pour y mettre fin, la société civile recommande plus d’engagement de la part des forces de défense et de sécurité, préconisant la relève des unités présentes dans la contrée par les forces spéciales, capables de poursuivre les terroristes jusqu’à leur neutralisation.  

Jackson Sivulyamwenge  

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