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Butembo : l’activité physique réduit les risques d’évolution défavorable du pied diabétique, selon une étude de l’UCG

Une recherche de spécialisation en chirurgie, défendue à la Faculté de Médecine humaine de l’Université Catholique du Graben (UCG), recommande vivement la pratique régulière de l’exercice physique chez les personnes diabétiques afin de limiter l’évolution défavorable ou les complications du pied diabétique. Le pied diabétique correspond à toute anomalie clinique des pieds résultant de l’hyperglycémie chez les patients diabétiques.

Défendu par le Docteur Joel Bossomie, ce travail intitulé « Évolution des pieds diabétiques en ville de Butembo : fréquences, facteurs associés et facteurs biologiques influençant l’évolution des patients » analyse les aspects cliniques et socio-économiques dans un contexte où les complications du diabète constituent un défi majeur pour les structures hospitalières locales.

Durant une année, le chercheur a suivi 78 patients diabétiques admis en chirurgie dans quatre structures de référence à Butembo, notamment l’Hôpital Général de Référence de Katwa, l’Hôpital Général de Référence de Kitatumba, l’Hôpital de Référence Secondaire de Matanda ainsi que les Cliniques Universitaires du Graben.

« Les patients présentaient des plaies au niveau des pieds. Nous avons suivi ces plaies jusqu’à leur cicatrisation. Parmi eux, certains ont effectivement atteint cette étape cruciale qu’est la cicatrisation. D’autres, en revanche, n’y sont pas parvenus et, malheureusement, certains sont décédés à cause de ces complications liées au pied diabétique », a expliqué le chercheur.

L’étude s’est ensuite penchée sur les facteurs influençant l’évolution défavorable des pieds diabétiques.

« Nous avons analysé les paramètres cliniques à l’admission à l’hôpital, les facteurs sociodémographiques ainsi que les bilans paracliniques susceptibles d’influencer cette évolution », a-t-il précisé.

Au terme de son étude, le Docteur Joel est parvenu aux conclusions suivantes :

« Les patients diabétiques qui pratiquent régulièrement des exercices physiques bénéficient d’une protection contre l’évolution défavorable du diabète. En revanche, ceux qui présentent des complications aiguës — telles qu’un coma lié à une hyperglycémie (taux élevé de sucre dans le sang) ou à une hypoglycémie (taux bas de sucre) — ont un risque d’issue défavorable multiplié par six par rapport à ceux qui n’ont pas connu ces complications aiguës. De même, les patients diabétiques ayant subi un AVC présentent un risque d’issue défavorable multiplié par sept. »

La recherche a également évalué la prise en charge des patients. Elle révèle que ceux ayant un faible niveau socio-économique présentent une fréquence plus élevée d’issues défavorables. Par ailleurs, le coût jugé élevé de la prise en charge ne permet pas aux personnes à faibles revenus d’accéder à un traitement adéquat. D’où la recommandation de mettre en place une mutuelle de santé en faveur des personnes diabétiques.

Elisha Kindy

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