
Les journalistes de Butembo ont bénéficié d’un renforcement de capacités, ce vendredi 19 juin 2026, sur la lutte contre le désordre informationnel en cette période de résurgence de la maladie à virus Ebola. Cet atelier de formation a été organisé au centre d’accueil Joli Rêve par la Division provinciale de la communication et des médias, en collaboration avec la Division provinciale de la santé (DPS, antenne de Butembo).
Au cours de cette séance, les formateurs ont passé en revue la situation épidémiologique du pays, et particulièrement celle du Nord-Kivu. En ville de Butembo, on observe une hausse des cas de maladie à virus Ebola dans les zones de santé de Butembo et de Katwa. On y enregistre 49 cas confirmés sur un cumul de 76 cas que compte la province du Nord-Kivu jusqu’au 17 juin 2026.
Cette augmentation des cas, communiquée par Luhavo Damulu, point focal du Programme national de communication pour la promotion de la santé à la DPS, fait de la ville de Butembo l’épicentre de la maladie à virus Ebola au Nord-Kivu. Il estime que toutes les couches sociales, y compris les journalistes, devraient s’impliquer dans la riposte contre Ebola durant cette période.
« Il faut que toutes les couches s’impliquent. C’est pourquoi nous avons intérêt à intensifier la sensibilisation. Ce que nous attendons de ces journalistes, c’est qu’ils puissent nous accompagner dans la lutte contre l’épidémie et avoir un impact sur la flambée du nombre de cas de la maladie, ainsi que sur la gestion des infodémies, c’est-à-dire les informations non vérifiées qui circulent par-ci et par-là. La ville de Butembo constitue un épicentre pour la province du Nord-Kivu. Sur les 76 cas cumulés de la province, la ville de Butembo regorge à elle seule de 49 cas confirmés. Et la ville de Butembo est déjà vraiment envahie ».
Au cours de cette séance, les orateurs ont expliqué comment communiquer sur les risques en période de crise sanitaire, un moment où les fausses informations circulent massivement. De plus, il a été rappelé aux journalistes l’attitude à adopter face aux problèmes communautaires pendant une urgence sanitaire. De leur côté, les chevaliers de la plume se sont engagés à mettre en pratique les connaissances acquises.
« (1) Nous venons de participer à une séance de renforcement des capacités par rapport à cette maladie à virus Ebola. Pour nous, c’était tellement important parce que cela nous a permis de renforcer tout ce que nous avions déjà commencé à faire. Nous avions déjà commencé les sensibilisations, nous nous sommes formés à partir de nos médias. (2) Nous allons propager tout ce que nous avons appris, tout ce que nous avons déjà acquis. Nous allons lutter contre la désinformation. (3) Déjà au départ, les médias se sont engagés dans la riposte contre Ebola. Ils ont informé en temps réel sur la maladie et même la population, sur les gestes barrières. Les médias, en tout cas, ont fait le premier pas. Et je pense qu’à partir d’aujourd’hui, nous allons simplement renouveler notre engagement à accompagner les autorités sanitaires et les différents thèmes qui ont été exposés. Nous rappelons le rôle central du journaliste : transmettre une information fiable pour sauver des vies ».
Les formateurs ont démontré que l’infodémie, ou plutôt les fausses informations liées à l’épidémie, est actuellement à la base de la résistance populaire dans certains coins de la ville de Butembo. Un comportement qui, malheureusement, complique la riposte qui aurait déjà pu stopper la propagation de la maladie à virus Ebola.
Glodi Mirembe
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