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Nord-Kivu : les pharmaciens renforcent leurs capacités sur les procédures d’ouverture des établissements pharmaceutiques

Dans le contexte de la mise en œuvre progressive de la Couverture Santé Universelle, les pharmaciens du Nord-Kivu se sont réunis ce samedi 11 avril pour réfléchir le rôle stratégique de l’industrie pharmaceutique dans le développement de l’économie nationale. Une quarantaine de docteurs en pharmacie, membres du Conseil provincial de l’Ordre des pharmaciens du Nord-Kivu, ont pris part à cette rencontre organisée au Centre d’accueil Jolie Rêve.

Au cœur des discussions, les procédures d’octroi de l’autorisation d’ouverture d’un établissement pharmaceutique en République démocratique du Congo.

Parmi les intervenants, Dr Feston Sindani, inspecteur provincial de la santé, a expliqué les étapes nécessaires pour l’obtention d’une autorisation d’ouverture, insistant sur le strict respect des normes réglementaires afin de garantir la qualité des médicaments mis à la disposition de la population. Selon lui, le non-respect de la procédure d’octroi d’une autorisation d’ouverture d’un établissement pharmaceutique constitue un risque majeur pour la santé publique.

« Nous avons expliqué la procédure d’ouverture d’une entreprise pharmaceutique. On ne doit pas lancer cette activité sans être autorisé. La procédure commence au niveau de la province. Dans le cas d’espèce, vous devez passer par l’inspection provinciale de la santé. Si l’activité n’est pas l’initiative des pharmaciens,  il est nécessaire de faire appel à un pharmacien qui effectuera les démarches pour vous. Ces démarches aboutissent à l’autorisation d’ouverture délivrée par l’inspection de la santé; c’est à ce moment que votre dossier est transmis à l’autorité congolaise de réglementation pharmaceutique. Des éléments doivent être réunis avant de fonctionner », a- t-il expliqué, déplorant le fait que beaucoup fonctionnent sans autorisation.

Les participants ont salué la pertinence des échanges, affirmant que les connaissances acquises contribueront à améliorer leurs pratiques professionnelles et à renforcer la sécurité sanitaire.

«Je pense qu’il était important de rappeler ces notions, l’objectif étant  d’éviter la circulation des médicaments de mauvaise qualité, car on sait que dans notre contrée, lorsqu’on examine les méfaits causés par les médicaments, on dirait qu’ils tuent plus qu’ils ne guérissent. Pour cela, il faut que la population retrouve des médicaments de qualité, en respectant les normes de la pharmacologie et les règles de gestion et de création des entreprises pharmaceutiques de qualité », lance un participant.

Et d’ajouter :

« notre spécialité, c’est le médicament. Tout ce que nous faisons autour du médicament consiste à faire en sorte de fournir à la population des médicaments de bonne qualité ».

La séance s’est clôturée par un rappel des principes de déontologie pharmaceutique, mettant en lumière les droits et devoirs du pharmacien dans l’exercice de sa profession.

Julienne Muhima.

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