Début ce mardi 25 novembre à travers le monde de la campagne de 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre (VBG). A cette occasion, l’ONG Femmes Engagées pour la Promotion de la Santé Intégrale (FPSI) a sensibilisé sur l’usage responsable des outils numériques par les femmes.
Dans un atelier qui a réuni plusieurs jeunes, en majorité des filles, issus de différentes associations, les participants ont été conscientisés à l’usage rationnel des moyens de communication ou des outils de la nouvelle technologie. Dans le contexte où les cas de cyber harcèlement, de chantage sexuel et de diffusion non-consentent d’images intimes se multiplient dans plusieurs milieux urbains, l’ONG FEPSI prévient les à ne pas tomber sous le coup de violences numériques comme auteur ou comme victime.
Son coordonnateur en charge des activités d’appui à la prise en charge psycho médicale des femmes et filles survivant des violence sexuelle et des personnes vivant avec le VIH, Dany Kasiviravingi, attire l’attention des participants à tout ce qu’ils partagent , à ce qu’ils parle, et comment on se présente sur les réseaux car, selon lui, le numérique ne garantit pas la sécurité.
« On voie des gens qui balancent des contenues malsains, or la divulgation des contenues malsains constitue une infraction, et même la retransmission de ces contenues et le piratage des comptes constituent des infractions. On voudrait qu’à cette occasion tout le monde sache quel genre de contenue il peut partager sur les réseaux sociaux, quel contenue peut exposer au VBG ou aux violences numériques ou même quel contenu peut le rendre coupable de telle ou telle autre infraction dans le domaine du numérique ».
Au sortir de la salle, les participants se disent suffisamment capacités sur l’usage du numérique et saluent la pertinence du thème. Ils s’engagent à vulgariser ces connaissances auprès d’autres filles et femmes dans la communauté.
« Personnellement à travers les outils numériques, l’image de la femme doit être promue avec tout respect, non seulement en montrant les faiblesses de la femme, mais aussi à louant ses sacrifices», lance une jeune fille au sortir de l’atelier.
« Nous venons d’apprendre que la femme doit être prudente, surtout en matière des réseaux sociaux par ce que c’est là que nous nous exposons souvent », aoute une autre.
« Nous devons éviter les pratiques immorales comme partager les vidéos que les gens partagent nues sur les réseaux, nous appelons nos sœurs qui sont à la maison d’éviter à faire ces pratiques parce que ça nous expose à la marginalisation »
Les16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre est une initiative internationale qui se tient chaque année jusqu’au 10 décembre. Elle vise à sensibiliser et mobiliser les communautés contre toutes les formes de violences faites aux femmes et aux filles.