Tueries de civils près de Beu-Manyama : « la faute est de n’avoir pas communiqué sur les opérations militaires en cours dans cette zone », déplore Achille Kapanga

Après les attaques perpétrées la semaine dernière par les terroristes ADF dans la contrée de Beu-Manyama située entre les territoires de Beni au Nord-Kivu et Mambasa en Ituri, Me Achille Kapanga indique des civils innocents ont été tués à cause du manque de communication sur les opérations militaires en cours dans cette zone. De son côté, le bourgmestre de la commune de Oicha, entité dont sont issues la plupart des personnes tuées, appelle au calme et à continuer à soutenir l’armée congolaise et son partenaire ougandais UPDF qui mènent conjointement ces opérations.
Notable du Nord-Kivu et ancien maire de Beni, Me Achille Kapanga décrit des scènes atroces dans lesquelles on voit des cadavres transportés sur des motos. Pour lui, loin d’être un simple sabotage, la faute c’est de n’avoir pas communiqué sur les opérations militaires en cours dans cette contrée et qui visent la traque des rebelles ADF.
« Bien sûr, certains personnes diront qu’on veut saboter les opérations conjointes FARDC-UPDF en cours, mais nous devons prendre certaines précautions. Lorsque nous savons que les militaires veulent entrer en action dans la profondeur, nous avons l’obligation de communiquer cela à la population pour que celle-ci prenne ses dispositions en se retirant par exemple de la brousse. C’est vrai qu’il existe des techniques de guerre qu’on ne peut pas communiquer, on ne refuse pas, mais il y a toujours des canaux par lesquels on peut communiquer », a-t-il déploré.
Pour sa part, Kibwana Jean de Dieu, bourgmestre adjoint de la commune de Oicha, tout en présentant ses condoléances aux familles éprouvées, appelle au calme et à continuer à soutenir les Forces armées de la République démocratique du Congo et leur partenaire ougandais, UPDF. Pour l’instant, le bilan de ces attaques serait revu à la hausse. Plusieurs sources parlent maintenant de plus de 37 morts, tous des civils.
Jackson Sivulyamwenge
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