Journée de la Résistance : face à l’agression contre la RDC, « il faut accompagner les résistants Wazalendo pour éviter leur récupération », plaide Me Sekera

Alors que la Journée mondiale de la résistance est célébrée ce mardi 27 mai, le débat sur la légitimité des mouvements armés dans l’Est de la RDC revient sur la table. À Butembo, Maître Sekera Kasereka, défenseur des principes de non-violence, a livré une réflexion nuancée sur la situation sécuritaire alarmante dans la région.
Bien qu’adepte de la résistance pacifique, Me Sekera reconnaît que les circonstances extrêmes peuvent pousser les populations à adopter des moyens violents. Il cite en exemple des figures historiques de la non-violence comme Gandhi, Nelson Mandela et Martin Luther King, mais constate que dans l’Est de la RDC, « le seuil critique est atteint ».
« C’est une résistance violente face à une agression armée violente. Les populations abandonnées n’ont souvent d’autre choix que de se défendre pour survivre », affirme-t-il.
Selon lui, cette réaction, bien que contraire aux principes de la non-violence, relève d’un instinct de survie et peut être considérée comme une légitime défense, tant elle est proportionnelle à la violence des agresseurs.
Toutefois, Me Sekera met en garde contre l’abandon de ces mouvements populaires à eux-mêmes. Sans soutien logistique, politique et moral de l’État congolais, ces résistances risquent de basculer dans le désordreou detomber entre de mauvaises mains.
« Le gouvernement doit les accompagner s’il veut éviter leur récupération par des groupes mafieux ou extrémistes », conclut-il.
— Elisha Kindy
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