Lubero : le bilan des massacres de Makoko et Lutambi passe de 14 à une trentaine de civils sauvagement tués
Le bilan des attaques menées la nuit de mardi au mercredi 15 janvier 2024 par les terroristes ADF dans les villages de Makoko et Lutambi près de l’agglomération de Muhangi est revu à la hausse. Il est passé de 14 à une trentaine de civils sauvagement tuées dans cette partie du territoire de Lubero au Nord-Kivu. C’est dans ce contexte que des jeunes qui s’y sont rendus ce jeudi matin pour récupérer les corps de victimes ont été aussi attaqués.
D’après le président de la société civile forces vives noyau de Musienene qui revient de la zone, de nombreux jeunes venant de Musienene, Kyambogho et Butembo ont pris l’initiative de s’y rendre dans le but de récupérer les corps des victimes massacrées. Malheuresement, déplore Kambale Maboko, eux aussi ont été la cible d’une attaque de la part des hommes armés. Un jeune garçon a été atteint par balle au niveau de sa jambe, situation qui a entraîné l’abandon de ces corps qui gisent encore sur le sol.
« Nous revenons de Muhangi, la situation est compliquée parce que nous n’avons même pu récupérer les corps, c’est le corps du Mwami qui a été récupéré hier, mais les autres corps gisent encore sur le sol. A en croire, les jeunes qui s’organisaient pour aller les prendre, une nouvelle attaque ADF les a ciblé. Un jeune garçon a été atteint par balle sur sa jambe. Makoko est vidé de sa population, mais à Muhangi il ne reste que quelques personnes que nous avons trouvés au centre du village », rapporte-t-il à La Voix de l’UCG.
Des familles qui se déplacent arrivent massivement à Musienene où la plupart passent nuit à la belle étoile avec des enfants sans couvertures ni provision alimentaire. D’autres prennent la direction de Butembo, ajoute Kambale Maboko qui appelle à l’hospitalité et à l’humanisme de la part de la population d’accueil. Par ailleurs, il lance un SOS au gouvernement et ses partenaires humanitaires pour une aide humanitaire en faveur de ces co-citoyens vulnérables.
Julienne Muhima
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