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Nord-Kivu : reprise des affrontements entre factions Wazalendo en pleine ville de Butembo, une psychose s’installe

Le calme était revenu aux alentours de 17h30 ce lundi 03 mars dans le faubourg de Mavina, près de Ngengere, après plus d’une heure de tirs nourris. Cependant, après une accalmie de quelques heures, les affrontements ont repris autour de minuit et se sont poursuivis jusqu’à deux heures du matin. Un coup de mortier a été entendu dans la zone, semant la panique dans la partie sud-ouest de la ville de Butembo, en commune Kimemi. Selon plusieurs sources locales, ces affrontements impliqueraient deux factions Maï-Maï rivales, notamment la faction MADEPEC, basée sur la colline Tabora, dans la concession de l’Université Catholique du Graben (UCG), et un autre groupe armé positionné du côté de Mavina. Les échanges de tirs, particulièrement intenses, ont plongé les habitants de Ngengere, Vuhesi, Katsya, Mavina et Vusengera dans une peur généralisée. Même les malades hospitalisés aux cliniques de l’UCG ont été affectés par la tension.

Des témoins rapportent que la cause de ces affrontements pourrait être liée au contrôle  d’une barrière dans cette zone, bien que ces informations restent à confirmer. Un habitant de Ngengere nous en donne son témoignage :

 « La situation est très tendue. Nous entendons des tirs de partout, et personne ne sait exactement ce qui se passe. Nous restons cloîtrés chez nous, espérant que le calme revienne. »

La violence s’est intensifiée avec l’usage d’armes lourdes et légères, une situation préoccupante dans une zone densément peuplée. Il est difficile d’établir le bilan de ces violentes confrontations.

Il y a environ cinq mois, un autre groupe Wazalendo dirigé par Assa Paluku avait déjà été contraint d’abandonner la colline Tabora après des combats similaires. Ce nouvel épisode d’instabilité rappelle la fragilité de la sécurité dans cette partie de Butembo, où des conflits de leadership et de contrôle territorial entre groupes armés persistent.

Jusqu’à présent, ni les autorités policières ni les forces de sécurité n’ont communiqué officiellement sur la situation, laissant place à une vive inquiétude quant à la protection des civils.  

Des acteurs sociopolitiques et religieux ont déjà sollicité la délocalisation des champs de Wazalendo auprès du maire, mais ce dernier semble rester insouciant et insensible à toutes ces requêtes, dénonce un défenseur des droits humains commentant cette escalade de violence en pleine zone urbaine.

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