RDC : plus de 40 jours impayés pour les fonctionnaires de l’Etat, l’attente pèse déjà très lourd à Oicha

A ce 15 mars 2026, de nombreux agents et fonctionnaires de l’État de la RDC n’ont toujours pas reçu leur salaire du mois de février. Dans les écoles, les bureaux administratifs et plusieurs services publics, l’attente pèse déjà très lourd. La situation est encore assez particulière pour les enseignants du territoire de Beni, où le phénomène ADF a déjà compliqué la vie quotidienne. Pour beaucoup de familles d’enseignants, ce salaire constitue l’unique source de revenus, dans une région où les populations n’accèdent plus à leurs champs à cause de massacres de civiles.
« Nous venons de totaliser 40 jours sans être payés. L’enseignement est mécontent de la situation que le gouvernement est en train de lui causer volontairement. Nous n’avons jamais vécu pareille situation. Plus de 18 ans, plus de 20 ans, plus de 25 ans. Mais aujourd’hui, ça commence maintenant à se montrer. Et nous disons maintenant aux enseignants, nous devons nous réveiller actuellement parce que chacun doit prendre son destin en main. Et si maintenant nous allons nous habituer à cette souffrance, ce sont nos tombes que nous serons en train préparer », affirme Justin Mbululi, secrétaire permanent adjoint du syndicat des enseignants du Congo (SYECO) en territoire de Beni.
Face à cette situation, l’organisation syndicale invite le gouvernement à activer la paie des enseignants pour soulager de nombreuses familles.
Les fonctionnaires de l’État menacent de descendre dans la rue
En principe, c’est à partir du 20 du mois qu’ils se présentent devant les guichets des banques pour percevoir leurs dus. Mais, depuis quelques temps il se constate un dérèglement total. C’est l’incertitude. La date de la paie n’est plus connue, au grand dam des agents et fonctionnaires de l’Etat.
Dans cette bouillabaisse où le gouvernement les a placés, la plupart d’entre eux regrettent le temps où ils étaient payés le 20 de chaque mois. C’est pourquoi, ceux de la ville-province de Kinshasa projettent descendre dans la rue pour exprimer leur indignation, et attirer ainsi l’attention des autorités du pays sur cette situation incompréhensible.
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