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Nord-Kivu : la société civile exige un réarmement moderne des FARDC face aux résurgences des ADF et du M23

La société civile du Nord-Kivu plaide pour l’équipement des éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), afin d’éradiquer le phénomène ADF et AFC/M23. Il s’agit de l’une des recommandations d’une déclaration for au terme d’une assise organisée ce mardi 21 juillet 2026 à Mangina, territoire de Beni, par la société civile forces vivesdu Nord-Kivu. La structure fustige la poursuite des affres de la guerre dans l’Est du pays, à l’origine de nombreuses pertes en vies humaines.

Dans cette déclaration, la société civile a brossé la situation sécuritaire, sanitaire et sociale que traverse la population de la province du Nord-Kivu. Par rapport à la situation sécuritaire, les membres de la société civile ont fait remarquer une recrudescence des attaques des rebelles ADF dans plusieurs territoires de la province. Ces dernières ont particulièrement visé des habitations de civils, une situation à l’origine du déplacement massif des habitants craignant pour leur sécurité.

L’incendie des maisons, l’enlèvement de civils et le pillage des biens font aussi partie des conséquences de ces attaques. Récemment, ce sont les entités de Mangina, Mbau, Oicha et la ville de Beni, au Grand Nord-Kivu, qui ont été attaquées par les terroristes ADF.

De l’autre côté, dans le Sud de la province, la société civile condamne le renforcement des troupes de l’AFC/M23 par de nouveaux éléments après leur formation à Tchanzu, dans le territoire de Rutshuru. Le président provincial de la société civile du Nord-Kivu, John Banyene, dénonce la poursuite par l’AFC/M23 de sa vision visant à s’emparer de plusieurs autres agglomérations.

« À Son Excellence Monsieur le Président de la République et au gouvernement congolais, il est recommandé d’utiliser tous les moyens légaux pour restaurer la paix et la sécurité à l’Est de la RDC, d’équiper les FARDC avec des équipements modernes pour éradiquer le phénomène ADF, M23, AFC, RDF et autres bandits armés. Il s’agit également de renforcer la coordination entre les forces engagées dans les opérations de traque des ADF ainsi que du M23, de renforcer les capacités opérationnelles et stratégiques des services de sécurité, et enfin d’organiser des missions de suivi et d’évaluation des opérations menées dans la zone ».   

Pour faire face aux rébellions qui gangrènent la province du Nord-Kivu, la société civile pense que le gouvernement congolais devrait outiller l’armée loyaliste d’un armement moderne et adapté, mais également la coordination des opérations contre les ADF et l’AFC/M23.

« Plusieurs entités ont été la cible des attaques ADF dans les villes de Beni et Oicha, ainsi que dans le territoire de Beni, notamment à Mangina, Mbau et Ahihoo, avec comme conséquence le massacre à répétition des populations civiles innocentes. Des militaires RDF, avec une logistique conséquente dans la zone qu’ils contrôlent, prouvent leur habituel plan de poursuivre la guerre dans les différents axes, malgré tous les engagements pris. Par ailleurs, le même M23 continue à massacrer, torturer, violer, piller des ressources naturelles et des biens des populations, occuper illégalement des habitations et des champs, et implanter des populations non identifiées ».   

Si, au Grand Nord-Kivu, les terroristes ADF massacrent les civils aux armes blanches et à feu, au Sud, c’est l’AFC/M23 qui occupe plusieurs agglomérations et l’ancien chef-lieu. Cela, en dépit des efforts fournis par le gouvernement dans le cadre des opérations Shujaa et des processus de négociation pour le retrait du M23.

Glodi Mirembe

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