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RDC : ce calvaire de la population un mois après l’effondrement du pont Ituri II

Un mois après l’effondrement du pont Ituri II sur la RN44 (axe Mambasa-Makeke) le 7 juin dernier, la société civile dénonce l’inertie des autorités et l’instauration d’un système de rançonnement de la population. Lors d’une mission de monitoring menée samedi dernier, les structures citoyennes ont constaté sur place qu’aucune démarche de reconstruction n’a été amorcée.

Pire encore, profitant de la traversée par pirogue, plusieurs services de sécurité et administratifs à l’instar de l’ANR, de la DGM, de la Chefferie et d’autres s’y sont installés illégalement pour percevoir de l’argent. Deux autres barrières exigent désormais 1 000 FC par passager, sans aucune justification. La société civile signale également des violations des heures de navigation par certains piroguiers privés, faisant planer des risques de naufrage.

« Cela fait pratiquement un mois que le pont s’est effondré, mais jusqu’à présent, nous ne voyons aucun effort concret de la part des autorités pour engager sa reconstruction et permettre la reprise normale du trafic. Nous constatons que les recettes sont partagées entre certains agents présents sur place, tandis que le reste de l’argent disparaît sans aucune traçabilité », ont-ils affirmé.

Face à l’urgence, les travaux d’une déviation routière ont été lancés par la Société Minière de l’Est du Congo, mais le chantier tourne au ralenti en raison de pannes de machines. La société civile exige l’ouverture immédiate d’une enquête pour démanteler ce réseau de tracasseries étatiques.

En attendant une réaction officielle des autorités compétentes, les habitants et les usagers de cet axe routier continuent de subir les conséquences de l’effondrement du pont, tant sur le plan de la mobilité que sur celui des coûts de déplacement.

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