
Dans la matinée de ce jeudi 7 mai 2026, la ville de Beni a connu une paralysie partielle des activités socio-économiques. Des barricades ont été érigées sur le boulevard Nyamwisi ainsi que sur plusieurs autres artères. À l’origine de ces tensions : un mouvement de protestation initié par les étudiants de l’Institut Supérieur des Techniques Appliquées et de Développement (ISTAD-Beni).
Les manifestants dénonçaient la persistance de l’insécurité dans la région, exacerbée par la mort de l’un de leurs camarades lors du massacre de Beu-Manyama. Selon Gracian Nzoera, cette mobilisation visait à interpeller les autorités sur l’urgence de protéger la population, et particulièrement la communauté estudiantine.
Au cours des échauffourées avec les forces de l’ordre, plus d’une vingtaine d’étudiants ont été interpellés. Ils ont toutefois été libérés au cours de la même journée, ce qui a favorisé une relative accalmie dans la ville. Malgré ce retour progressif au calme, les étudiants réclament des solutions durables face à l’insécurité.
Ils insistent sur l’importance du dialogue avec les autorités afin d’éviter de nouvelles perturbations et de garantir un climat propice aux activités académiques.
Parallèlement, dans un communiqué officiel, la Représentation des Étudiants du Congo (REC) a annoncé la suspension des cours jusqu’à l’inhumation prévue ce vendredi. L’organisation appelle au calme, à la discipline et à la solidarité pour honorer dignement la mémoire du défunt.
Pascal Nduyiri
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