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Butembo : un mort et plusieurs blessés dans une double incursion nocturne en commune Mususa

Un mort et plusieurs blessés, tel est le bilan d’une double incursion signalée dans la nuit du dimanche 3 au lundi 4 mai 2026. Les drames se sont déroulés dans les cellules Masuli et Kanyangungu, situées dans les quartiers Bwinongo et Katwa, en commune Mususa à Butembo. Ces statistiques ont été confirmées à La Voix de l’UCG ce lundi par la Société Civile du Congo (SOCICO), section de Butembo.

C’est aux environs de 1h du matin que des bandits porteurs d’armes blanches ont investi le domicile de la victime. Ses bourreaux ont torturé cette femme avant de commettre des actes de violence sexuelle sur elle ainsi que sur ses deux enfants mineurs à Masuli. Ces malfrats, qui se faisaient passer pour des « Wazalendo », ont également grièvement blessé un jeune garçon de la parcelle qui tentait d’intervenir.

Parallèlement, deux autres jeunes garçons ont été blessés par balles tirées par des présumés bandits à Kanyangungu. Toutes les victimes ont été dépêchées dans des structures sanitaires pour une prise en charge médicale.

La SOCICO/Butembo condamne ce regain de l’insécurité dans la ville. Son coordonnateur, Célestin Thasihalia, appelle les autorités à ouvrir des enquêtes et à mener des bouclages systématiques dans la commune Mususa. Il estime également que la population devrait redoubler de vigilance.

« L’autorité urbaine, avec ses services de sécurité, à l’ouverture immédiate des enquêtes sérieuses visant à dénicher et mettre la main sur les auteurs de ces actes criminels et les déférer devant la justice. À l’organisation des bouclages systématiques diurnes et nocturnes, nous plaidons pour l’organisation des audiences publiques pour les présumés criminels, auteurs de ces crimes, de ces actes de violences sexuelles, meurtres et tortures, afin de décourager les auteurs. La prise en charge médicale, psychologique et juridique gratuite des victimes, les des-filles violées survivantes ne doivent pas payer les soins. Également, nous plaidons pour la réactivation des patrouilles mixtes FARDC-Police, 24 heures sur 24 », commande-t-il.

Rappelons que la commune de Mususa jouissait, depuis un certain temps, d’un climat de paix. Cette situation vient brusquement perturber la sécurité de la municipalité.

Rédaction

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