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Beni : la dégradation des axes Oicha–Mamove et Beu–Manyama entrave les opérations militaires contre les ADF

La route reliant Oicha à Mamove, ainsi que l’axe Beu–Manyama, sont dans un état de délabrement très avancé, suscitant de vives inquiétudes au sein de la société civile du territoire de Beni, au Nord-Kivu. Cette situation est considérée par la société civile comme une entrave aux opérations militaires en cours contre les combattants de l’Allied Democratic Forces (ADF) dans cette zone.

L’alerte intervient après une mission conjointe menée mercredi 7 avril dernier jusqu’à Samboko-Ituri avec les Forces armées de la République démocratique du Congo. Sur le terrain, les forces vives décrivent des routes de desserte agricole fortement dégradées, marquées par des ponts endommagés, des pistes impraticables et une végétation envahissante.

Le premier vice-président de la société civile de Beni, Richard Kirimba, affirme que cette situation complique les interventions militaires et sécuritaires, notamment dans une zone où les troupes sont engagées dans la traque des ADF.  Il dénonce également la lenteur des travaux d’entretien routier confiés à l’attributaire.

Selon lui, le pont de Keba constitue un obstacle majeur à la circulation des personnes et des véhicules militaires, obligeant parfois à de longs détours, au détriment de la rapidité des interventions.

« Par rapport à l’accès. Déjà si vous quittez Oicha pour aller à Mamove, vous serez bloqué déjà à Mabasele. Avant même d’arriver à Mabasele, à la rivière Keba, vous n’aurez pas de passage sûr, parce que le pont est en difficulté. Donc il vous faut contourner, aller vers Kabandoke pour aller sortir vers Mape- ici Mapendano là-bas. Et là c’est déjà un problème », a- t-il décrit.

La société civile appelle ainsi à une implication urgente des autorités locales, notamment l’administrateur du territoire de Beni et les gestionnaires des routes, afin de réhabiliter ces axes stratégiques et de faciliter à la fois la mobilité des populations et l’efficacité des opérations militaires en cours.

Victor Nganga et Jackson Sivulyamwenge

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