
Les étudiants venus de plusieurs entités des provinces de l’Ituri et de la Tshopo, zone communément appelée Haut-Zaïre, témoignent de la diversité culturelle à l’Université Catholique du Graben (UCG). Elle leur a permis de mieux s’intégrer dans la communauté locale. Nous les avons rencontrés à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la diversité culturelle pour le dialogue et le développement. Elle est célébrée chaque 21 mai de l’année.
Certains de ces étudiants disent avoir été bien accueillis lors de leur arrivée à l’UCG, où ils continuent à partager les différentes cultures de la région de Butembo-Beni. Daniel Kambale, venu de Bunia, a vu son intégration être facilitée grâce à l’association des ressortissants de cette ville de la province de l’Ituri. Loin de son association, c’est l’équipe de la brigade de l’UCG qui, lors des séances d’échange avec les nouveaux étudiants, l’avait aidé en matière de vivre-ensemble à l’université. Ce qui a permis son adaptation.
« Je suis venu ici pour les études. Avant, je me sentais un peu seul, mais je me suis adapté vu qu’on est venu avec les amis de Bunia. Il y a aussi des associations des ressortissants de Bunia qui m’ont aidé à m’adapter à ce milieu. Notre premier jour, je me souviens, il y avait des brigadiers qui nous avaient accueillis, et puis ils nous avaient montré comment vivre à l’université. Ils nous avaient prévenus qu’il y a des trucs qui peuvent arriver brusquement. Ils nous avaient montré comment surmonter cela ».
De son côté, Faida Rose, venue du territoire d’Aru, dit avoir connu des problèmes d’adaptation en arrivant suite à la non-maîtrise du swahili, une langue largement parlée au Nord-Kivu. Mais grâce à ses camarades bubolais, elle a su surmonter le problème.
« Moi, je suis de l’Ituri, précisément dans le territoire d’Aru. Bon, en fait, quand on était venu à l’université, l’intégration s’est bien passée. On était intégré d’une bonne manière. Malheureusement, au début, quand on était venu les amis parlaient tous seulement le swahili. Et puis nous, on parlait seulement le lingala et le français. Donc, c’était un peu compliqué pour nous au début, mais pour le moment, on s’est adapté donc, il n’y a pas de problème ».
Au même moment, les natifs de la province du Nord-Kivu disent aussi profiter de la culture des autres régions du pays auprès de leurs camarades. Nickson Lukogho, venu de Goma et qui avait vécu en la ville de Butembo par le passé, note également que son adaptation auprès de ses collègues était facile.
« Je suis arrivé à l’UCG en venant de Goma. D’abord, j’étais ici avant, bien avant. Il y a… je crois qu’il y a 8 ans, j’étais ici à Butembo. Après Butembo, je suis allé à Beni, après Beni, je suis allé à Goma. Goma, Goma-Kanyabayonga, et puis je suis revenu ici pour l’université. Et je pense que mes allers-retours là m’ont aidé dans l’adaptation. Et surtout, en parlant des langues, j’ai des connaissances en fait dans plusieurs langues. Je peux un peu parler un peu de lingala, je vais t’entendre, Kinande, swahili, je vais t’entendre. Donc c’était facile de m’adapter au près des camarades venus d’ailleurs. Je profite aussi de leurs cultures ».
À l’unanimité, ces étudiants démontrent que l’UCG est l’une des meilleures universités de la région, où la diversité culturelle est prônée. Ils estiment également que l’accueil et l’accompagnement favorisent une meilleure cohabitation entre les étudiants venus de différentes régions.
Innocent Adubang’o & Robert Lukimbawa (stagiaires académiques)
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