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Lubero : à Nduko, un projet de santé et de nutrition laisse des résultats tangibles

Dans l’aire de santé de Nduko, en zone de santé de Musienene, territoire de Lubero, (Nord-Kivu), les effets d’un projet de trois mois mené par l’ONG Première Urgence Internationale se font déjà ressentir. Axée sur l’accès aux services de santé, de nutrition, de protection et de soutien psychosocial, cette intervention ciblait prioritairement les populations affectées par les conflits armés.

Ce mardi 17 mars 2026, à Vurundisa, une journée communautaire de nutrition a permis de mesurer l’impact de cette initiative. Sur place, bénéficiaires et acteurs de santé ont dressé un bilan globalement positif, marqué notamment par une baisse des cas de malnutrition chez les enfants.

« Nous avons bénéficié de soins gratuits, y compris pour l’accouchement, avec des kits complets pour la mère et l’enfant. Nous avons également reçu une prise en charge alimentaire régulière, trois fois par jour. À cela s’ajoutent des connaissances essentielles sur l’hygiène, notamment le lavage des mains, et l’alimentation du nourrisson. Aujourd’hui, nos enfants sont en meilleure santé et les cas de malnutrition ont diminué », témoigne Mme Makuke Désanges, récemment sortie de maternité.

Du côté des professionnels de santé, le constat est similaire. Prestataires, relais communautaires et agents de santé publique saluent une intervention venue répondre à une urgence humanitaire dans un contexte marqué par les déplacements de populations.

« Ce projet répondait à un besoin réel. La situation de guerre a aggravé la malnutrition, avec un afflux important de déplacés dans l’aire de santé de Nduko. Des dépistages ont été organisés dans les villages et les enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère ont été pris en charge. L’impact est visible », souligne Hasivirwe Roger, nutritionniste superviseur dans la zone de santé de Musienene.

Plaidoyer pour une extension des interventions

Malgré ces avancées, des défis subsistent. Le projet n’a couvert qu’une seule aire de santé sur les 21 que compte la zone, laissant de nombreux besoins non satisfaits. Les acteurs locaux appellent ainsi à une extension des interventions pour toucher un plus grand nombre de bénéficiaires.

Pour l’ONG, cette phase marque également une étape de transition. « Cette activité s’inscrit dans la stratégie de sortie du projet. L’objectif est d’éviter toute rupture et de consolider les acquis au sein de la communauté. Il est essentiel que les bonnes pratiques perdurent », explique Fernand Ndanguere, coordonnateur terrain.

La journée a été ponctuée de séances d’éducation nutritionnelle et de sensibilisation, illustrées par des scénettes du groupe culturel de l’ITAV-Butembo. Des certificats de reconnaissance ont également été remis aux relais communautaires, tandis qu’une démonstration culinaire a permis de promouvoir de bonnes pratiques alimentaires.

À Nduko, si le projet s’achève, les changements amorcés laissent entrevoir des perspectives durables pour l’amélioration de la santé communautaire.

Jackson Sivulyamwenge

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