Actualité

Cessez-le-feu dans l’Est de la RDC : la NDSC/Sud-Kivu appelle à un mécanisme de suivi rigoureux

Un nouveau cessez-le-feu entre le gouvernement de la République démocratique du Congo et la rébellion de l’AFC/M23, proposé par l’Angola, est entré en vigueur à la mi-journée de ce mercredi 18 février 2026. Il concerne les entités affectées par les affrontements entre l’armée loyaliste, soutenue par les Wazalendo, et le M23, supplétif du Rwanda.

La Nouvelle Dynamique de la Société Civile (NDSC)/Sud-Kivu, jointe par La Voix de l’UCG, estime que des mécanismes de suivi sont indispensables pour garantir le respect de ce cessez-le-feu en vue d’une paix durable, explique Glodi Mirembe.

Selon Nicolas Lubala Riziki, président provincial de la NDSC/Sud-Kivu, cette énième initiative représente une lueur d’espoir pour les habitants du Nord et du Sud-Kivu affectés par les affrontements. Pour lui, la population a longtemps souffert et aspire désormais à la paix. Tout en espérant la mise en œuvre effective du cessez-le-feu, la structure citoyenne regrette toutefois que les belligérants continuent de renforcer leurs positions sur les lignes de front.

« Nous, population, attendons la mise en œuvre du cessez-le-feu annoncé. Souvent, il y a des accords et des déclarations, mais nous attendons leur application. Malheureusement, sur le terrain, nous constatons que les deux belligérants renforcent leurs lignes de front. Nous nous demandons donc si ce cessez-le-feu sera réellement respecté. S’il l’est, ce sera une lueur d’espoir pour que la population puisse commencer à espérer la paix. Les conditions de vie dans les zones contrôlées par l’AFC/M23 restent extrêmement difficiles », explique-t-il.

Par ailleurs, la NDSC/Sud-Kivu estime que seul le dialogue peut aboutir à une paix durable dans l’Est de la RDC. Nicolas Lubala appelle ainsi à la mise en place de mécanismes de suivi pour assurer le respect de ce cessez-le-feu.

« Nous attendons l’application effective de ce cessez-le-feu. Nous appelons les belligérants à regarder la misère de la population, à déposer les armes et à se mettre autour d’une même table pour trouver une solution durable. Il faut des mécanismes de vérification pour s’assurer du respect du cessez-le-feu. En cas de violation, des sanctions doivent être prises pour contraindre les parties à respecter leurs engagements », propose-t-il.

Si le gouvernement congolais a approuvé ce cessez-le-feu pour préserver la vie des citoyens, l’AFC/M23 a émis des réserves quant à l’initiative proposée par l’Angola.

Glodi Mirembe

Partager:

Articles connexes

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page